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"…La bonne foi d'Eyadema est encore à prouver à travers les 22 engagements ..."
Journaliste et auteur de "Togo: Au delà des apparences*1 et
"Miroir d'un rêve brisé ou Lettre à Rissa*2, où il fait de méticuleuses
analyses des sinueux sentiers de la laborieuse lutte pour la quête de la démocratie au Togo, Mr Bassirou AYÉVA,
comme bon nombre d'acteurs et d'animateurs du combat pour l'avènement d'un Etat de Droit au Togo, vit en exil.
Depuis près de 10 ans maintenant, il a échoué à Brême au Nord de l'Allemagne
Là, outre son engagement dans les organisations de lutte pour le respect des Droits de l'Homme, l'ancien coordinateur
général du MO5 ( Mouvement Patriotique du 5 Octobre ), reste très attentif à l'indescriptible situation politique dans
laquelle le décadent régime Eyadema a plongé le Togo et qu'hélas, les contradictions et confrontations de l'opposition
le maintienne et l'aggrave.
Depuis quelques années, M. Bassirou AYÉVA est le représentant en Europe du Parti pour la Démocratie et le Renouveau ( PDR ).
Mais, au lieu du militant rangé, se faisant l'écho de sa hiérarchie partisane..., accusée à tort ou à raison de
"collaborationniste " avec le RPT, c'est avec un combattant toujours pétri des mêmes convictions teintées cette fois
de réalisme et conduit par son libre arbitre que nous nous sommes entretenus.
Infos-Togo: Depuis près de deux ans vous êtes devenus avares en déclarations et en publication sur nos
sites et peut être même dans les journaux au Togo. Y a- t- il une raison à cela ?
Bassirou Ayeva: Loin d'être assimilé à une résignation ou à une démission, mon silence résulte d'une simple conclusion que
j'ai eue à tirer après une profonde réflexion sur l'état de notre lutte, et l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Je me
suis rendu compte que nous parlons beaucoup, nous développons beaucoup de théories sans que la pratique ne suive, que nous ne
faisons aucune proposition, ou lorsqu'on en fait, personne ne les traduit dans les faits. En définitive, je me suis rendu compte
que nous n'agissons pas ou que très peu, pour sortir du tunnel dans lequel nous ont enfermé l'obstination et l'obscurantisme du
vieux général et de sa légion de courtisans.
Pire, le comportement des partis politiques, surtout de leurs leaders m'a davantage offusqué. À tel point que, j'ai fini par me convaincre que le Togo est non seulement malade de sa dictature incarnée par Eyadema, mais aussi malade de sa classe politique qui ne cesse d'illustrer soit sa naïveté ou son populisme stérile.
Les mêmes querelles intestines d'antan continuent de déchirer les principaux chefs de partis. Ce qui hypothèque l'intérêt général...et la lutte.
Face à cette affligeante réalité d'une opposition sans vision, sans stratégie, ce qui fait et qui risque de faire encore pour longtemps le lit du despote, j'ai préféré m'octroyer un temps d'observation et de silence.
Pendant ce temps j'ai pu me dire que chaque Togolais devrait trouver une réponse à ces questions qui à priori paraissent simples, à savoir:
quel est le but de notre lutte? Que voulons- nous et que pouvons- nous, c'est - à- dire, voulons - nous d'une démocratie sans ou avec Eyadema ?
Je pense que des réponses claires à ces questions pourront de nouveau réorienter la lutte.
In- T: Pendant que vous observiez, il y a eu les 22 engagements pris par le pouvoir togolais à Bruxelles.
Quelle lecture faite - vous de cet acte posé par le régime ?
B A: La démarche de l'Union Européenne est salutaire. Toutefois, nous ne devrons pas perdre de vue que, nous Togolais devrons
rester les acteurs de notre destin. L'échec ou le succès de notre long combat dépend avant tout de nous. Certes, ces 22 engagements
arrachés par l'UE au tyran peuvent accélérer sa chute. Mais je pense que nous devons écarter tout triomphalisme Car, je partage
largement les points de vue des sceptiques.
De ceux qui jurent par le non respect scrupuleux des 22 points, par le dictateur. Ce serait un miracle si Eyadema respectait ses
engagements. Habitué au saupoudrage, au jonglage, avec les textes, fort du soutien de Jacques Chirac, Eyadema tentera cette fois
encore de maquiller les rapports et les résultats découlant de ces engagements.
Or, il apparaît clairement que la rencontre du 14 avril à Bruxelles a consacré un nouveau rapport de force dans cette lutte aux
moyens inégaux.
À travers cette rencontre et la fermeté assortie de ce diktat, la communauté internationale répond présent et devient réellement
un élément catalyseur de la lutte. Il est vrai que de par le passé, cette communauté internationale avait toujours - même de
anière timide - pris position dans notre aspiration à la liberté et à la démocratie. Mais, cette fois - ci, le régime a été
contraint d'avaler sa fierté, à oublier la " souveraineté " du pays, pour s'engager à réformer, non pas devant une opposition
qu'il mène souvent en bateau, mais devant la communauté internationale représentée par l'Union Européenne.
En prenant ces 22 engagements, qui constituent un véritable cahier de charge, le régime accepte enfin qu'il entretient depuis des
années, un énorme déficit en matière des Droits de l'Homme, de la liberté d'expression, de la presse...bref, de démocratie.
Mais avec Eyadema, il faut rester vigilant. Je ne suis personnellement pas sûr qu'il changera, parce que l'homme Eyadema a une
conception archaïque du pouvoir politique. Il a toujours donné raison à ceux qui affirment qu'il n'est pas personne à respecter
ses engagements. Il y a bien des exemples de par le passé.
Mais, osera- t- il se jouer des responsables de l'Union Européenne au risque de voir se poursuivre les sanctions financières contre
le Togo et de se voir considérer comme un paria au banc de la communauté internationale? Dans tous les cas, Eyadema doit traduire
sur le terrain, dans les faits, ses engagements. L'examen d'orale subi par les émissaires du dictateur à Bruxelles et qui a abouti
à ces 22 engagements, n'est pas le fruit du hasard. Il est un des résultats tangibles de l'internationalisation du drame togolais
grâce à l'action conjuguée des Togolais et des organisations internationales de défense des droits de l'Homme.
Mais si salutaire soit - elle, cette culpabilisation du régime ne cache pas moins un désaveux de l'opposition togolaise même si des
leaders de partis politiques, non pas des moindres estiment que les 22 points satisfont à 90 % leurs - nos- revendications.
L'opposition a subi un revers, à travers l'impasse faite sur le contentieux électoral des présidentielles du 1er juin 2003.
Faute d'un vainqueur de l'opposition, l'Union Européenne a dû légitimer la fraude d'Eyadema.
Elle a sûrement préféré ce choix contestable parce que les candidats de l'opposition aux présidentielles, du moins MM.
Bob Akitani de l'UFC et Maurice Dahuku PÉRÈ du PSR présumés vainqueurs n'avaient pas réussi à s'entendre. Nous devons
tous méditer sur ce désaveu, autre conséquence de nos divisions.
In - T: Vous semblez dire qu' Eyadema ne respectera pas les 22 engagements.
B A : Vous m'aviez très bien compris. Dans tous les cas, il ne le fera pas en profondeur car il n'aimerait certainement pas
que cette tutelle de l'Union Européenne qui ne dit pas son nom ruine son règne monarchique.
In-T: Dans ce cas, vous êtes en déphasage, pour ne pas dire en désaccord avec votre parti où le Président Zarifou AYÉVA
passe pour être le chantre du régime dans cette nouvelle donne.
B A : Si douter de la bonne foi du dictateur c'est être en déphasage avec mon parti, j'en conviens. Même si le parti a opté
pour la discussion avec le régime, cela ne m'empêche pas de manifester mes réserves, mes doutes…Et puis, pour moi même si il y ce
qu'on appelle discipline de parti, le parti doit cesser d'être un cercle d'embrigadement, de fanatisation qui tue tout esprit
critique de ses militants, comme c'est le cas en Afrique et surtout au Togo, dans certains partis politiques. En effet quelques
partis politiques créés à la suite du sanglant soulèvement du 5 octobre 1990, ont hérité des méthodes du RPT. Des membres se
comportent comme des militants du RPT. À la différence qu'ici, ils ne déifient pas le Président - fondateur, le timonier national…,
mais plutôt, le
" président - fondateur et propriétaire ". Presque tous nos partis politiques sont quasiment des propriétés privées
de leurs créateurs. Les paroles des Présidents sont tirées de l'Évangile ou du Coran et nul n'a le moindre droit de contester
ou de les contredire. Tous les militants épousent aveuglément les décisions et les actes du chef.
Je ne pense pas qu'au PDR on en soit déjà arrivé là. Dans tous les cas, je refuse d'accepter sans comprendre, de suivre sans me
poser de questions, sans m'interroger, sans me référer au passé, disons sans douter surtout que nous avons à faire à un certain
Eyadema... En ce qui concerne le dialogue avec le régime, je suis d'accord avec le parti surtout que depuis près de 15 ans, outre
le fait d'additionner le nombre de torturés, d'emprisonnés, d'assassinés, d'exilés, nos leaders n'ont fait que nous vendre des
illusions malgré les occasions qui se sont offertes pour en finir...Depuis, nul n'a proposé d'alternative. L'intervention de
l'Union Européenne est donc la bienvenue mais, avant tout engagement, chaque parti devrait bien expliquer sa position.
Mon parti a donné des explications. Mais cela n'ôte en rien mes inquiétudes. Fort de ses ruses, le dictateur peu, à terme
confonde accepter de dialoguer avec lui et passer pour son porte voix. Nous devons être prudents, exigeants et vigilants.
In-T: Certains observateurs de la vie politique togolaise estiment que le PDR n'est plus un parti de l'opposition.
B A: Nous sommes habitués à entendre ce genre de classification...Qu'est ce que les gens entendent par partis de
l'opposition. Est - ce un parti unique. J'aurais été de leur avis si notre opposition était une, et unie face à la dictature,
si elle s'était dotée d'un code que le PDR aurait transgressé ou trahi. Pourquoi faisons - nous semblant d'oublier que
l'opposition togolaise reste plurielle.
Entre temps nous avions inventé des labels à savoir :
opposition vraie et opposition modérée considérée comme fausse.
Pendant longtemps, par exemple, un parti comme le
CAR qui, aujourd'hui s'est mué en parti radical était classé parmi les modérés, entendez faux, pendant que le
PDR se disait radical...Aujourd'hui, c'est, peut - on dire, l'inverse. Et je trouve qu'il est normal qu'à l'épreuve du
temps, et des réalités de la lutte, chaque parti se détermine par rapport à sa philosophie, et à sa ligne politique et ses
objectifs pour notre pays.
Mais la pluralité doit s'exprimer dans la transparence. Et chacun doit être prêt à assumer ses actes, au cas où son choix
politique et stratégique venait à le faire passer pour un faire valoir du dictateur.
Je vous rassure que si j'avais la moindre preuve que le
PDR était devenu un parti satellite de celui que nous combattons, j'en tirerai des conséquences au nom de nos sœurs et
frères martyrisés par le régime. Nous avons l'impérieux devoir de trouver une issue à la crise, mais non pas de brader les
rares acquis de notre combat ou de remettre en scelle la dictature, même toilettée.
In-T: Revenons en Allemagne ou tout simplement au sein de la diaspora. On observe depuis un certain temps, un désintéressement
des compatriotes vis - à - vis des organisations politiques. Avez - vous une explication à cet état de chose ?
B A: Un désintéressement vis-à-vis des organisations politiques ? Peut- être avez-vous raison et que vous parlez surtout
de L'Allemagne.
Heureusement d'ailleurs qu'il ne s'agit que du désintéressement à l'égard des partis politiques, et parfois de la pléthore
d'associations en exil et non d'un désintéressement de la chaotique situation socio - politique de notre pauvre pays.
En général, l'explication est toute simple. Elle provient des piteux spectacles que nos partis politiques offrent chaque
jour, du manque d'alternative crédible qu'ils affichent.
Ce que les Togolais d'Allemagne vivent n'est pas forcément de même nature que ce que vivent les Togolais de France, de Belgique,
du Canada….pour ne citer que ces pays. Si en France par exemple la communauté togolaise est constituée en grande majorité de
personnes d'un certain âge, de travailleurs émigrés et d'étudiants assez ou très bien intégrés, en Allemagne par contre, les
réfugiés font le gros du contingent. Les statistiques compteraient près de 15000, dont moins de 5 2% ayant un séjour régulier,
limité ou non. Pour la grande masse, les frustrations sont doubles. Non seulement leur pays d'accueil ne les acceptent pas,
d'où une grave absence de perspective, mais aussi elle se sent désabusée devant le manque de lucidité de l'opposition face à la
duplicité du régime. Tout cela éloigne d'elle tout espoir de retour volontaire ou non, dans un Togo démocratisé.
Plusieurs togolais et même des amis de notre cause se sentent désespérés, parfois floués par le comportement de nos politiciens
qui subissent le statu quo voulu par le clan Gnassimgbé. Chaque jour qui passe ajoute son lot d'inquiétudes sur le sombre avenir
de notre pays. Certains finissent par perdre courage, d'où ce désintéressement qui en fait n'est pas la solution.
Ainsi, à ces questions sur le futur de notre pays, s'ajoutent aussi celles liées à la survie de tout exilé. Or, la vie des
requérants d'asile est strictement liée à l'évolution de la situation politique au Togo. On constate que depuis 1993 date du
départ massif des Togolais, vers le Bénin, le Ghana, le Burkina, l'Europe et les Amériques, ce, après les massacres de la Place
Fréau Jardin le 25 janvier, les principaux partis de l'opposition ne se sont que trop rarement préoccupés de leur sort.
La moyenne d'âge des réfugiés togolais en Allemagne varie entre 25 et 30 ans. C'est dire que c'est une partie de la jeunesse,
facteur de développement de notre pays, qui a dû s'en fuir face à la barbarie du régime.
In-T: Ces derniers temps, les autorités allemandes ont refoulé de manières inhumaines, des Togolais. Pouvons- nous remédier à une
telle situation ?
B A: Certes, c'est la conséquence logique de la faiblesse des organisations politiques de la communauté togolaise en Allemagne
d'une part et du durcissement de la politique d'immigration du pays d'accueil d'autre part.
Mais, attention, il n'y avait pas que des Togolais dans le charter. Il y a donc beaucoup à faire pour éviter de voir refouler par
charter ou par vols réguliers nos compatriotes demandeurs d'asile qui forment le maillon faible de la chaîne, c'est - à- dire ceux
dont les procédures d'asile ont été déboutées...
La lutte est multiforme. Elle doit opposer les réfugiés à l'ambassade et au lobby d'Eyadema sur place. Car eux s'emploient à vernir
les tristes réalités togolaises. Ils donnent de fausses informations à leurs homologues allemands sur la situation au Togo, en même
temps qu'ils délivrent facilement des titres de transport vers le Togo. Dans le même temps, nous devons développer, en concert avec
les organisations des Droits de la personne humaine et de soutiens aux réfugiés, des pressions tant à l'échelle locale, régionale
que fédérale.
Les 22 engagements pris par le dictateur ne sont pas synonymes d'alternance ou de respect des Droits de l'Homme au Togo.
Il nous appartient de le rappeler aux autorités de nos pays d'accueil.
Toutefois, nous ne devons pas nous méprendre. La politique de refoulement des étrangers en situation dite irrégulière est un choix
européen. D'ailleurs, les refoulements dont vous parlez ont été coordonnés à l'échelle de la Belgique, de la Hollande, de la France
et de l'Allemagne. Ce qui est sûr est que notre situation se fragilise tous les jours non pas uniquement en Allemagne, mais aussi
dans les autres pays européens.
Mais en Allemagne où l'intégration est encore moins évidente, et où le pays est confronté à des difficultés économiques, nous
devrons nous attendre à d'autres restrictions. Il y a près de 10 % de chômeurs sur une population de 80 millions d'habitants.
La xénophobie se développe et l'étranger, surtout les Noirs africains sont de plus en plus des boucs émissaires..
Précisons en outre que l'élargissement de l'Union Européenne (15 à 25 pays), depuis le 1er mai 2004, la récente adoption en
Allemagne de la loi sur les étrangers, ne sont pas de nature à alléger les incertitudes des étrangers, surtout des réfugiés.
Attendons - nous donc à bien d'autres épreuves. Et tout cela impose une réelle mobilisation de nous tous.
Nous devrons penser et concevoir
un mémorandum sur le retour des réfugiés togolais. Ce document devrait être remis aux autorités allemandes.
Car parmi les refoulés, il y a ceux qui ont travaillé des années durant, payé des impôts et qui donc ont des droits financiers
qui leurs sont spoliés une fois renvoyés du territoire.
Nous devrons être capables de proposer et de négocier les conditions d'un retour plus digne, assorti d'une véritable close de
réinsertion sociale.
Parmi les refoulés il y a le cas de jeunes en formation, des enfants en année scolaire...Toutes ces questions humaines et
techniques devraient nous préoccuper les jours à venir. C'est à la fois un impératif et une urgence.
Car, il ne suffit pas d'arracher des engagements à Eyadema pour se permettre de refouler des demandeurs d'asile. Une fois encore
l'Occident dont la volonté est de se barricader derrière ses frontières, illustre son hypocrisie et son égoïsme…
In-T: Votre mot de fin ?
B A : Comme nous pouvons le constater, en exil, la lutte nous impose encore plus de courage et d'abnégation. Elle se révèle
porter également un double objectif. D'un côté, celui qui consiste à tout mettre en oeuvre pour garder notre foi à la recherche
du renouveau démocratique dans notre pays, et de l'autre, celui qui nous oblige à être attentif à notre sort de réfugiés, luttant
dans nos pays d'accueil pour une humanisation des politiques. Je ne parle pas seulement de l'Allemagne, mais partout où se trouvent
des réfugiés togolais.
Le combat prioritaire reste, il est vrai celui pour l'éradication de la dictature et du népotisme. Car de son succès dépend notre
affranchissement du long joug de 37 ans de supplice.
Pour ma part, je reste convaincu que toutes les forces politiques du pays, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur devraient enfin,
taire leur rancœur, les suspicions, pour se parler et redevenir des interlocuteurs crédibles devant l'Union Européenne.
Le salut de notre peuple opprimé et bâillonné, la garantie d'une gestion stabilisée du pays après Eyadema passent par cette ultime
prise de conscience. Même si beaucoup de considérations idéologiques, philosophiques, tribales, régionales...nous opposent bien
souvent, sachons simplement que nous sommes condamnés à vivre ensemble, et que pour l'heure nous n'avons qu'un adversaire commun:
Eyadema.
Propos recueillis par
Ali TCHASSANTI
Issifou Abdoulaye Sanon
Photographe :
Abibou Mohamed
*1-
" Togo : Au - delà des apparences " , paru aux Éditions Perspekriven, Brême en 1995, bilingue Allemand et français.
*2-
" Miroir d'un rêve brisé ou Lettre à Rissa "ublié aux Éditions " Nouvelles du Sud ", Paris, en 1998.
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| Citations |
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela
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