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La nouvelle de la nomination de Edouard Edèm KODJO au poste de Premier Ministre est tombée hier soir sans aucune surprise pour les Togolais. Mais avant cette nomination certains analystes s'étaient risqués à prédire que Monsieur Kodjo n'acceptera pas cette mission ; au mieux il autorisera les membres de son parti à prendre des portefeuilles ministériels. Eh bien, ils se sont trompés car malgré sa timidité, l'homme prénommé Edouard est trop ambitieux et comme son parrain Eyadema il ne connaît pas le sens de la honte. Déjà certains sont surpris au point de se demander si Kodjo a perdu la raison.
En réalité, nous avons craint que le RPT serait suffisamment intelligent pour laisser le poste de Premier Ministre à l'opposition et ainsi permettre d'amorcer la résolution de la crise. Ce faisant il nous aurons créé un autre problème. Mais cette nomination de Kodjo est une aubaine que Faure vient donner à la coalition pour se racheter. Car en acceptant de rencontrer Faure à la Présidence de la République les 4 partis de la coalition l'avait reconnu comme chef d'Etat et validé tacitement les résultats ânonnés par Atsu Koffi Améga. Bien que l'UFC de part sa logique soit disqualifiée pour ce poste, il n'était pas un secret pour personne que les 2 autres poids lourds de la coalition (Agboyibo et Gnininvi) aimerait chacun jouer ce rôle. C'aurait été un acte de provocation qui aurait pu engendrer une nouvelle désintégration de la coalition après celle ayant emporté l'UFC et l'ADDI. Aujourd'hui, le moins qu'on puisse affirmer sans le risque de se tromper est que la probabilité pour qu'un Agboyibo ne siége pas dans un gouvernement dirigé par Kodjo est très forte, voire proche de 1; et non plus il n'enverrait pas des cadres de son CAR personnel. Cependant, la question reste entière pour ce qui est de Gnininvi et les autres partis membres de la coalition tel que Tchessa Abi qui est trop pressé de se faire une place sous le soleil politique du Togo. En principe, pour rien au monde, la coalition ne devait participer à ce gouvernement afin de désavouer Obansajo qui a troqué notre liberté contre le poste au Conseil de sécurité de l'ONU que convoite le Nigeria.
Chers compatriotes, l'histoire est vraiment têtue et en perpétuel recommencement. L'écriture ne nous enseigne-t-elle pas que " qui a volé, volera; qui a tué, tuera; et qui a servi, servira"? Eh bien! Quand Eyadema prenait le pouvoir en 67, il nous avait donné toutes les garanties qu'il n'avait pas l'intention de le garder. Mais en 69, un certain Edouard Kodjo avait tout mis en œuvre pour le permettre de s'y agripper et de s'y pérenniser. Lorsque certains compatriotes tels que Djobo ou Méatchi ont voulu lui rappeler sa promesse, ils ont été trahis par les Mivédor. En représailles, Eyadema contraint le premier à l'exil et finira par le faire empoisonner plus de 27 ans après. Quant au second, Eyadema fit semblant de le pardonner avant de prendre sa femme et le faire moisir dans la prison de Mango. Malheureusement, ce maître d'orchestre et intellectuel qui s'est avili avec Eyadema est encore en vie. Il vient d'ailleurs de pactiser avec le fils de satan (donc le diable) pour recommencer la mission dont il est désormais passé expert. Ne soyez pas surpris si d'ici 2010 le RPT se métamorphosait en un Mouvement Panafricain contre la Liberté et la Démocratie au Togo. Alors là, des gens comme Zarifou comprendront non seulement l'injure qu'ils ont faite à leur communauté mais aussi et surtout le mal qu'ils ont fait à notre pays en participant au gouvernement de Kodjo.
Pour permettre aux compatriotes d'apprécier le rôle que va jouer cet ambitieux panafricain, j'ai vous invite à lire ou à relire
cette analyse publiée depuis le 22 février dernier et qui prédisait le scénario de sa nomination.
Bordeaux le, 10 juin 2005
Mohammed
mohammed_yusif@yahoo.fr
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| Citations |
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela
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