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Chers soeurs et frères,
Comme pour perpétuer la macabre tradition, les usurpateurs du pouvoir togolais ont « fête » 13 janvier 2006, jour de l'assassinat du Premier Président démocratiquement élu Monsieur Sylvanus Olympio par leur père. Ce comportement arrogant, provocateur et belliciste démontre que loin d'entrevoir une quelconque politique de renouveau et de réconciliation -comme il l’affirme-, le clan Gnassimgbe, dope par le soutien certains anciens learders de l’opposition démocratique, tient à rappeler au peuple qu'il le maintiendra dans la manipulation, la terreur, la soumission et l’esclavage.
Dans cette hargne humiliante et suicidaire à nous maintenir en esclavage, le clan Gnassimgbe bénéficie hélas de l'apport politique, moral, intellectuel de certains anciens ténors de la lutte populaire contre la dictature comme je le regrettais plus haut. Parmi eux, monsieur Zarifou Ayeva, mon ancien Président du PDR...L'éhonté Edem Kodjo et...et une super militante des Droits de l’Homme...Mme...! L'entrée au gouvernement des « enfants d'Eyadema » de mon Président A. Zarifou m'avait profondément bouleverse. Mais sa récente apparition aux côtes des héritiers, le 13 janvier dernier m'a peine et révolte. Elle fût pour moi l’anéantissement de tout espoir...de réconciliation apaisée, un aveu d'impuissance et d'aliénation de cet homme qui a toujours jure « y entrer pour changer les choses de l'Intérieur... » Si les Zarifou Ayeva et tous ceux dont on connaissait les discours progressistes n'ont pas pu raisonner Kpatcha et Faure, afin de ne plus dépenser des millions pour célébrer la fête litigieuse du 13 janvier alors que la population bave et que les fonctionnaires alignent des fins de mois sans solde, et que les enterrements de proches est devenu Sport national au Togo, c'est simplement parce qu'ils ne détiennent aucun pouvoir. Le clan Gnassimgbe les considère plus comme des figurants, mieux, leurs « employés» que des ministres... Nul n'avait besoin d'approcher les Princes héritiers pour s'en convaincre.
En Octobre 1990, nous nous sommes levés pour dire assez à l'implacable dictature du général Eyadema. Notre lutte avait pour but de parvenir à civiliser les moeurs politiques de notre pays et de l'amener à se démocratiser. Mais, plus de 15 ans après, force est de constater que le compteur de notre lutte reste bloque. II a même rétrograde. Ainsi, au semblant de régime républicain que dominait sans partage le RPT et son président fondateur s'est substitue un régime monarchique, dynastique, simplement moyenâgeux !
De son vivant, le tyran disparu le 05 février 2005 l'avait souhaite « Le Togo reculera de 100 ans... » avait-il laisse entendre du plus fort de la contestation. L'instauration de la dynastie monarchique illustre très bien l'obscure prophétie de vieux dictateur. Notre Système politique
a recule. II est devenu archaïque. Ce faisant, la nature du combat a change. II ne s'agit plus simplement de lutter pour aboutir à une alternance, pour instaurer la démocratie, mais pour libérer le Togo.
Or, en acceptant d'être le porte-voix de l'illégitime pouvoir à extérieur, un pouvoir qui pour s'installer a eu aussi besoin comme celui - du père - de Kalachnikov pour tuer près de 1000 innocents, blesser plus de 5000 et envoyer en exil plus de 40000 entre le 05 février et le 24 avril..,, notre ancien Président hypothéquait définitivement ses longues années d'engagement de lutte politique, de sacrifices...et sa crédibilité morale. II a trahi l'espoir de milliers de combattants encore vivants ou disparus qui croyaient au PDR et à l'Homme Zarifou Cet homme, Chers camarades, nous l'avons suivi, supporter depuis 1995, date d'installation d'une fédération en Allemagne. En son nom, nous nous sommes efforces nonobstant toutes les difficultés, chacun à son niveau de propager les paroles d'espoir, de démocratie, de justice sociale...que véhiculait le parti. Nous avons propage les idéaux du parti et hisse haut son drapeau. Aussi bien les Allemands que les autres observateurs de la vie politique du Togo avaient fini par comprendre qu'il fallait compter avec le PDR. À présent que le Parti et son Président se sont laisses vassaliser par la cour des Gnassimgbe, nous ne pouvons qu'avoir le courage de le reconnaître, de le dire, de le fustiger, de nous en excuser...et de continuer la lutte avec plus de vigilance afin de démontrer que nous restons coller à notre engagement premier. Chers camarades du PDR - Allemagne et ceux éparpilles à travers le monde, un autre devoir nous appelle. Celui de nous remobiliser pour poursuivre le combat devant nous mener à 1'affranchissement de notre peuple de la barbare tutelle des Gnassimgbe, à travers la reconquête de l'honneur perdu de notre parti. Chers camarades,
Pendant plusieurs années nous avons milite et fait preuve de notre engagement à venir à bout de la dictature. Nous l'avons réalisé au sein du PDR. Nous croyions que notre parti se battra aux côtés du peuple laborieux jusqu'à la victoire finale, jusqu'à l'éradication de l'injustice. Aujourd'hui que le parti a célébré un mariage contre nature avec l'adversaire qui nous a toujours considère comme des ennemis, dotons-nous d'un nouvel Instrument, d'un cadre de combat pour en finir avec la monarchie dictatoriale naissante. Je vous propose que des cendres du PDR mort, nous rebâtissions un PDR nouveau, porteur des rêves d'émancipation de notre peuple. Nous en sommes capables. Ne cédons ni à la résignation, ni au fatalisme. Car, nul part au ciel il n'est écrit que seuls les Gnassimgbe père, fils, filles, petits fils, petites filles et arrières petits fils... doivent modeler notre destin, celui de nos enfants, de nos petits enfants...et donner de l'aumône à qui ils veulent, pourvu qu'il se taise ou qu'il se rallie. Restons vigilants et prêts à conjurer ce mauvais sort qui s'est abattu sur notre pays depuis le 13 janvier 1963 et qui s'est encore confirme les 05 février et le 24 avril 2005. En ne mettant pas en place une nouvelle structure de combat, en nous taisant, nous nous rendons complices de la trahison de certains de nos responsables.
En attendant la relance de nos activités, à vous tous, je souhaite malgré tout, une bonne année 2006 avec l'espoir de nous retrouver très prochainement pour lancer notre nouveau mouvement de combat. Oui, de combat, la seule chose qu'il nous reste.
Fait à Hambourg le 25. 01. 2006
Yaminou AMIDOU
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