Aux:
Partis politiques : Alliance,Car, Cdpa, cdpa-bt, Ufc,Uds, Psr, koffi yamgname, F. BOKO.
Sites web : Togoforum, diastode, icilome, togocity,infostogo
-OUI, pour le dialogue au Togo et non au Burkina.
- Bilan de la lutte et projections de nouvelles Perspectives.
Mesdames, Messieurs,
Notre pays, le Togo est malade. Il y a longtemps qu’il agonise et nous connaissons tous ses maux. Sa dernière grande poussée de fièvre et d’étranglement de février 2005 à ce jour nous a complètement désemparés.
C’est pourquoi nous cherchons tous encore aujourd’hui, une fois de plus, de lui trouver ensemble, les remèdes les plus efficaces et judicieux pour le mettre debout à travers un énième dialogue dont les précédents pour rafraîchir notre mémoire, à savoir :
-la commission des 109 en novembre 1990,
- les dialogues du FAR de février à avril 1991,
- la Commission préparatoire de la Conférence Nle en mai-juin 1991,
- la Conférence Nationale, en jt-at 1991,
- la Commission mixte paritaire en juin-jt 1992,
- la Conférence de Colmar en février 1993,
- les Négociations de Ouaga de mars à juillet 1993,
- les Conférences de Paris et de Lomé sanctionnées par l’Accord Cadre de Lomé en juillet 1999.
- les travaux du Comité Paritaire de Suivi de l’Accord Cadre de Lomé de 1999 à 2001,
- les rencontres organisées autour des 22 engagements pris par le gouvernement de Mr Koffi SAMA à Bruxelles en Avril 2004.
-Et j’en oublie.
ont été violés unilatéralement par ce régime Etat-Rpt avant, durant et après chaque élection avec un suivi de violences meurtrières.
Dialoguer c’est bien, mais négocier point par point nos divergences, c’est mieux, sinon à quoi servirait-il ce dialogue?.
Le togolais par nature est pacifique et aucun aujourd’hui n’est contre la réconciliation et la paix. Tout ce qu’il demande c’est l’art et la manière à adopter pour y parvenir loyalement et pacifiquement.
Tous les partis politiques y compris RPT se sont tous mis d’accord en novembre 2005 lors du mémorandum de Faure sur le dialogue pour que celui-ci puisse avoir lieu au Togo
Pourquoi soudainement le pouvoir RPT décide tout seul début février 2006, après avoir reçu le conseiller de Chirac, M.de Bonnecorse, que ce dialogue aura lieu au Burkina et non plus au Togo?
Pourquoi soudainement le pouvoir RPT décide tout seul qu’on aura plus besoin de facilitateur, une fois que L’ONU nous ait désigné le diplomate algérien M.Lakhdar Brahimi qui a démontré par ses compétences la façon dont il a réglé la crise politique afghane et de ses clans.
Nous ne sommes pas dupes, cette crise togolaise arrange beaucoup de filous internes et externes qui veulent que ce petit pays reste un pays de non droit pour tous leurs trafics mafieux qu’ils ne peuvent pas faire chez eux.
Pourquoi ce refus de M.Lakhdar Brahimi par le pouvoir Rpt ? a-t-il été conseillé par ses amis mafieux que ce représentant de l’ONU risque de mettre sur la table les conclusions de son rapport sur les dernières tueries au Togo ?
Chers compatriotes leaders de l’opposition, le linge sale doit se laver en famille, chez soi, c'est-à-dire au Togo.
Notre dialogue doit se faire au Togo sous l’égide du représentant de l’ONU, car c’est la première fois que l’ONU va s’imbriquer et s’imprégner directement de nos problèmes, et ça sera une occasion de dire à celle-ci qu’elle doit appliquer la même règle pour tous, c'est-à-dire régler rapidement les assassinats au Togo comme elle le fait au Liban.
Le dialogue au Burkina est un piège. Le terrain est miné et pipé d’avance.
Notre leitmotiv quotidien à partir d’aujourd’hui doit être :
Dialogue au Togo avec le facilitateur de L’ Onu.
Si vraiment Faure et sa clique veulent que les choses bougent dans ce pays, ils doivent accepter ce facilitateur, car ce Faure est le premier à nous tambouriner les oreilles depuis belle lurette de ce dialogue, donc il doit accepter ce facilitateur pour nous démontrer de sa bonne foi.
C’est pourquoi cette fois-ci nous devons exiger comme témoin un facilitateur de l’ONU .
Tout togolais doit être invité à participer à la reconstruction et au développement de son pays.
C’est pourquoi je suggère que l’horizon et les représentants à ce dialogue soient élargis à plus de partis et sociétés civiles.
C’est pourquoi j’espère que la diaspora peut aussi apporter son concours en se proposant facilitateurs inter togolais sans complaisance, pourquoi pas ?
Nos leaders de l’opposition doivent se présenter à ce dialogue sur des exigences communes, c’est le minimum qu’ils doivent sceller comme alliance et pacte en mémoire de nos morts.
Mesdames, Messieurs,
Aujourd’hui, nous devons nous poser la question de savoir dans quel état d’esprit sommes-nous pour cette lutte ?
Je crois que c’est plus de la résignation que de la révolte à mon humble avis.
Car sans stratégie, ni résultat depuis 1991, conduit malheureusement au résultat que nous connaissons tous aujourd’hui, qu’est la résignation comme sentiment prédominant chez chaque togolais.
Nous devons lutter pour le présent et l’avenir, car le passé et hier sont déjà perdus.
Il nous faudra transformer notre malaise actuel en une nouvelle énergie.
Une nouvelle énergie qui doit commencer par la naissance d’une nouvelle Opposition d’une nouvelle génération.
Car, ma génération d’opposants depuis plus de 30 ans de lutte, d’autres sont hélas dans leur 43è année, doit avoir l’humilité de reconnaître qu’elle a atteint le summum de ses incompétences politiques paralysantes, à commencer par nos leaders de l’opposition qui se sont auto désigné depuis 1991.
Ma génération doit laisser la place à une autre nouvelle génération.
Aujourd’hui la nouvelle génération de l’opposition doit rechercher un objectif commun, à commencer par la quête d’un homme neuf ou une femme neuve qui prendra la tête de la lutte commune pour une victoire commune comme je l’ai toujours souhaité et écrit maintes fois.
La politique de cette nouvelle opposition doit être une politique à responsabilité partagée.
Faisons de cette politique, la base du nouveau code de conduite de l’opposition.
Nous n’avons pas le droit de laisser notre Togo, une République, devenir une monarchie des Gnassingbé, car nos morts pour la lutte de l’indépendance et aussi ceux qui sont tombés depuis 1963 à ce jour, ne reconnaîtront pas leur descendance manquant ainsi de vaillance.
Bannissons de notre mentalité à partir d’aujourd’hui, Le filoutage politique.
Le filoutage politique consiste à faire faire aux autres le boulot, pour s’en réserver la jouissance des fruits, sans effort ni sacrifice.
C’est pourquoi il doit être banni de notre lutte pour la démocratie.
Il est temps que chaque togolais réagisse, car les tenants du régime n’accepteront jamais de se passer de leurs privilèges mafieux pour vous laisser le pouvoir sur un plateau d’or. Il faudra le leur arracher par la lutte populaire.
Il nous faut un leadership qui a une vision de sortie de crise au Togo.
Un leadership de dimension nationale pour commencer en attendant de l’aider à forger celle de l’internationale.
Nous les togolais de tous âges et surtout vous les jeunes,vous devez prendre votre avenir en mains en refondant une vraie opposition pour un vrai combat démocratique et apaisé pour nous tous.
Cette lutte n’est pas une lutte régionale ou ethnique, c’est une lutte nationale par tous les togolais pour tous les togolais recherchant leur liberté, c'est-à-dire une lutte démocratique qui ne se limite pas à certains points cardinaux du Togo.
C’est pourquoi nous devons transformer la lutte menée jusqu’à maintenant sans résultat à un combat patriotique.
Un combat patriotique n’est pas une lutte des civils contre les militaires, ni une lutte d’une ethnie contre une autre ethnie , ni celle d’une région contre une autre région, ni non plus d’un leader de l’opposition contre un autre leader de l’opposition.
Le combat patriotique est une lutte collective du peuple tout entier pour affranchir la Nation togolaise de toutes ses composantes, càd, civil, militaire, les institutions constitutionnelles et socio - professionnelles, etc... qui sont phagocytés par un régime mafieux qui perdure depuis 40 ans par l’oppression du système dictatorial du RPT Parti-Etat , sévissant à l’échelle nationale contre son peuple.
C’est pourquoi je suis personnellement disponible à apporter mes humbles contributions à tout compatriote de bonne volonté, prêt à lutter pour cet objectif. Qu’il soit de l’est, de l’ouest, du sud ou du nord, du moment qu’il me démontre par des faits concrets, ses valeurs démocratiques.
- Il nous faut des hommes et des femmes d’une nouvelle génération pour nous proposer une nouvelle plateforme pouvant être acceptée par tous les togolais.
-Il nous faut des hommes et des femmes d’une nouvelle génération pour nous ouvrir une nouvelle vision de paix et de réconciliation nationale.
-et enfin, Il nous faut des hommes et des femmes d’une nouvelle génération pour créer et nous redonner ce climat de confiance qui nous manque pour nous asseoir autour d’une table pour déterminer les contours d’une réconciliation nationale entre nous tous, et surtout l’armée et son peuple.
Donc , vous voyez mes chers compatriotes, le profil que doit avoir notre futur leadership . C’est fini le temps où nos leaders se choisissaient eux-mêmes ou veulent s’imposer comme leader.
La première qualité d’un leader c’est de savoir partager, coordonner dans l’unité les actions éparses pour en faire une dynamique populaire.
C’est pourquoi tout ceci doit être le travail de tous les togolais et de sa diaspora. Celle-ci doit se tenir prête pour apporter sa contribution dans ce futur dialogue et de réconciliation dont on nous bassine les oreilles depuis belle lurette.
Oui il nous faut des hommes et des femmes d’une nouvelle génération d’opposants avec conviction démocratique et non de démocrate de convenance comme dirait M. Toulabor, notre compatriote sociologue de Bordeaux.
Aujourd’hui, nos auto désignés leaders de l’opposition ont perdu l’initiative positive et se cantonnent dans la défensive verbale et faiblarde par manque de stratégie commune sauf leur guerre domestique de neutralisation mutuelle derrière leur barricade barbelée.
Ce mirage hallucinant de manipulation et de filoutage politique empêchent le peuple de prendre vraiment sa lutte en mains.
Le refus de nos leaders de l’opposition de faire le bilan de la décennie écoulée, que lui réclame le peuple en vain, réside au fait, que derrière cette gêne à reconnaître publiquement que tous ces échecs répétitifs depuis des années, ont été conçus et exécutés hypocritement, froidement et cyniquement pour des objectifs personnels.
Pour preuve, ces leaders qui se sont choisis, sont là depuis 15 ans à la tête de leur parti, barrant ainsi toute ouverture d’une autre nouvelle stratégie au sein de leur propre parti,par une nouvelle équipe.
Même le Rpt que nous critiquons à juste titre a plusieurs fois renouvelé sa direction durant la même période pour pouvoir mieux nous combattre.
Car en politique, quand on ne veut pas respecter un contrat, une promesse, on change d’équipe, c’est ce que RPT a compris et qu’il nous démontre et nous inflige depuis par le renouvellement de son staff.
Cette gestion clanique, familiale et régionaliste de la lutte politique togolaise de l’opposition fait perdre les vrais repères et les vrais objectifs d’intérêt national poursuivis.
Cette lutte pour recouvrer notre liberté qui perdure depuis 40 ans ne doit pas être laissée aux mains des clans, sinon c’est une autre dictature qui va se pointer demain.
Aucun parti politique, grand soit-il, ne doit dévaloriser le plus petit qui soit.
Le grand qui se proclame grand , n’a pas encore jusqu’à présent terrasser seul l’adversaire à ce que je sache depuis 40 ans.
Le grand et le petit doivent mener la lutte ensemble pour terrasser leur adversaire commun.
Critiquer est facile, dit-on, mais on ne peut pas s’en empêcher si on veut vraiment aller de l’avant.
Refuser de faire le bilan de nos actions passées par convenance clanique, familiale, régionaliste ou que sais-je encore, c’est accepter de continuer de faire les mêmes erreurs depuis 1991.
La lutte que je préconise est une lutte politique sociale structurée, basée sur les droits et devoirs de notre constitution de 1992 votée par le peuple.
Ma lutte n’est pas une lutte armée avec toutes les conséquences qu’on sait et d’ailleurs je ne suis pas un militaire, chaque caïman a son marigot.
Cette lutte politique sociale et de justice doit commencer :
Par des pressions et poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes politiques commis au Togo depuis 1963 à ce jour.
Car le dialogue dont on nous tambourine les tympans chaque jour, s’il arrivait un jour, ne peut s’amorcer que, quand toutes ces impunités seront levées et bannies de la culture de gestion de l’Etat.
Et c’est seulement, Une fois que la maison Togo sera lavée et purifiée de ses saletés, quand la justice aura fait son travail et que le pardon sera accordé à ceux qui le demanderont suite à leur contrition , nous pouvons ensuite parler de réconciliation, des élections libres et transparentes sous l’égide de certaines organisations internationales (ONU, UE,UA ), tout en excluant le concours de certaines de la sous région, à savoir la Cedao, ou fancafrique, et j’en oublie.
Une lutte politique sociale et de justice exige des moyens financiers énormes.
C’est le nerf de la lutte.
C’est pourquoi j’en appelle à tous les togolais pour constituer un fonds pour la lutte, comme cela se fait dans beaucoup de pays pour un grand combat de libération nationale.
C’est pourquoi il est venu le temps qu’un leadership de la nouvelle génération de l’opposition se dégage le plus vite que possible pour que la gestion de ce fonds commun soit géré correctement
Conclusion.
Cette lutte ne peut être menée que par les togolais eux-mêmes pour eux-mêmes sur le sol togolais.
Merci de votre attention.
Tougnon Marcellin
Ancien SG de MTD(racine-mère de UFC) de 1984à1994
Représentant de PSR- Rénovateur(Alliance) Europe.
Libre penseur Politique pour cet article qui n’engage que moi.
delapsee@wanadoo.fr
Paris le 12 02 06
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