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Votre courage ne vous permet-il pas de vous dénommer comme tous les autres journalistes ?
Quand la force te coupe le bras, il ne pas faut avoir honte de l'exhiber me disait ma grand-mère.
Chers propagandistes du RPT
Qui a amené des assassinats en comme mode gestion macro-économique et politique au Togo ?
Qui a fait l’animation et l’aliénation de tout un peuple ?
Qui a domicilié à Lomé II la caisse de l’Etat Togolais ?
Qui a transformé la Justice Togolaise en Justice des gens du Nord contre les gens du Sud ?
Qui a refusé la séparation de la Justice, de l’exécutif et du législatif ?
Qui a refusé d’intégrer l’armée comme corps dans la nation ?
Qui a gouverné le Togo sans être élu démocratiquement ?
Qui a fait de nos compatriotes des réfugiés dans les camps au Ghana, au Bénin et des réfugiés partout dans le monde ?
Qui a refusé à travers sa gestion, le développement du Togo et l’a transformé en un gros village sur la carte de l’Afrique de l’ouest, sans routes bitumées, sans chemins de fer, sans autoroutes ?
Pensez-vous réellement que celui qui est sorti de l’une des grandes écoles de gestion en Grande Bretagne avec son doctorat, qui a milité pour l’indépendance du Togo, est à comparer avec votre « N’est-ce pas ? »
Pourriez-vous nous démontrer que la mère d’Adolphe Hitler était une Juive ?
Ce qui m’étonne c’est qu’au RPT on peut dire n’importe quelle sottise et se croire intelligent ou cultivé.
Ils font plus de la propagande que de la recherche, parce que les chemins de la recherche nécessite des efforts de travail et comme ils aiment la facilité, (ce qui demande le moins d’énergie, d’effort) il leur suffit de raconter leur état d’esprit sans se soucier du ridicule de leur personne.
Quoi que vous fassiez aujourd’hui, demain le peuple sera libre et l’histoire de notre pays sera rétablie.
Comparer Sylvanus Olympio, à travers ses parcours universitaires, son militantisme, sa gestion à celle d'Eyadéma Etienne GNASSINGBE, c’est tomber sur la tête.
Jacob ATA-AYI
France
Plus bas, le texte de La Dépêche
16 fevrier 2006
La Dépêche
[ No 306: 16 fev. 06]
Godwin Tété: Un historien mal engagé
Mauvaise foi. Telle est bien l’impression qui se dégage à la lecture du simulacre d’interview à laquelle s’est livré un certain Godwin Télé. L’homme se dit historien et de surcroît historien engagé. C’est facile donc de le comprendre puisque « l’histoire justifie ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et donne des exemples à tout » (Paul Valery)
Dans ce quasi monologue publié par notre confrère Forum de la semaine dans ses dernières livraisons, le fameux historien engagé dresse la gestion sombre du pays sous feu Eyadema en prévision dit-il de son prochain livre. Chemin faisant, l’homme profite de cette auto-interview pour rendre hommage à Sylvanus Kwami Epiphanio Olympio da Silva. Avant d’aller plus loin, il faut rappeler à ce célèbre historien un mot de La Bruyère « L’on doit se taire sur les puissants ; il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu’ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts. »
Répondant au site « letogolais.com. », Godwin Tété déclare dare dare que « Pour moi le règne d’Etienne Gnassingbé Eyadema (alias Gnassingbé Eyadema) correspond effectivement à une ‘’ longue nuit de terreur’’ tombée subitement sur le Togo, les Togolais et les Togolaises. Nuit qui, du reste, se prolonge à l’heure actuelle par l’entremise de M. Faure Gnassingbé. »
L’erreur des partisans de Sylvanus Olympio, c’est de croire que les hommes ont déjà oublié tout ce qui se passait sous le court règne de ce dernier. Tous les livres écrits sur le premier président de la République uniquement pour le blanchir sont tous empreints de partialité ou de relent de tribalisme. Enjoliver le régime Olympio et diaboliser celui d’Eyadema, n’est –ce pas cela être l’historien engagé ? Le sens du mot engagé serait donc ici galvaudé puisque être engagé n’exclut pas l’objectivité. « Le bon historien, rappelle Fontenelle, n’est d’aucun temps ni d’aucun pays.»
Or un historien si engagé soit-il ne doit pas délibérément ignorer la vraie histoire de son pays à cause de ses engagements pour se contenter finalement des rumeurs. Ainsi est-on ici obligé de donner une petite leçon d’une vraie histoire à notre historien engagé. A lui de nous convaincre du contraire s’il est vraiment engagé. Le peuple ne se nourrit pas des mensonges.
« Au lendemain de la proclamation de l’indépendance, diverses brimades frappent l’opposition. Afin de contrôler et d’empêcher des mouvements des populations, des barrages sont dressés dans le nord du pays dont les habitants sont suspectés d’être hostiles au gouvernement lui-même étant composé d’une majorité de personnalités du sud.
Rappelons pour mémoire que seuls Martin Sankarredja et Namoro Karamoko représentaient le Nord dans le gouvernement d’Olympio.
Après les élections du 9 avril 1961 des anciens députés minoritaires battus lors de la consultation électorale sont arrêtés. Parmi ces derniers figurent Antoine Idrissou Méatchi, chef de file de l’opposition dans la précédente Assemblée. Les biens des personnalités arrêtées sont pillés ou saisis ; leurs familles dispersées. Même les amis d’enfance de Sylvanus Olympio comme Benedictus Apaloo ou des amis politiques du chef de l’Etat comme Maître Ignacio Anani Santos sont emprisonnés à Mango et battus chaque jour. De son côté Nicolas Grunitzky est contraint à l’exil et se réfugie à Cotonou (Dahomey)
M. Godwin Tété conviendrait lui-même ici que le président Eyadema si dictateur soit-il n’a jamais atteint le degré de cruauté politique du démocrate Sylvanus Olympio. Godwin Tété doit se rendre également compte que tout le monde connaît la vraie histoire togolaise non falsifiée sous Sylvanus Olympio.
Poursuivant ses diatribes contre le père de la Nation, il dit que cela lui inspire la nausée de voir le président Eyadema porter le titre du père de la Nation. Notre historien engagé déclare : « Sous Gnassingbé Eyadema, le Togo ne connaît pas de comptabilité publique. Les deniers publics, sont l’affaire exclusive du chef de l’Etat qui en use et abuse comme bon lui semble... Les médias publics, la justice, les Affaires étrangères, tous les attributs de la souveraineté de l’Etat sont confisqués et concentrés entre les mains du « président dictateur. » La gestion du pays est-elle vraiment différente de ce qui se passait sous Sylvanus Olympio ? LA DEPECHE reviendra sur ce dossier dans ses prochaines livraisons.
Disons que les fameux gestionnaires sortis, dit-on, de London School of Economics n’était pas si fameux. On fait trop de bruit avec cet établissement anglais uniquement pour rehausser le prestige de Sylvanus Olympio. M. Luchaire qui connaissait notre pays avant l’indépendance, n’a pas manqué d’avertir : « Sylvanus Olympio doit lutter contre l’égoïsme de certains fonctionnaires du Sud, leur népotisme et leurs excessifs soucis de profits personnels ».
Voulant à tout prix blanchir le président Olympio notre historien engagé déclare : « On dit que notre premier président démocratiquement élu (Nous reviendrons certainement sur cette fameuse élection qui permet de qualifier Olympio de ‘’démocratiquement élu’’ qui vue sous l’angle actuel n’est qu’un véritable hold-up.
Peut être Sylvanus Olympio était anormal pour avoir précisément dit devant le Conseil de Tutelle des Nations Unies à Lake-Succè : « ... Je ne puis que répéter une fois de plus ce qui ne peut manquer d’être clair. Nous n’avons jamais demandé que les tribus du Nord des deux Togo soient unifiées avec nous ou hors de nous. Quelle que soit leur opinion sur la question de leur unification, elle n’a rien à faire avec notre propre droit d’être unis. Ces populations sont loin de nous et leur situation est différente de la nôtre… »
Il faut dire que Sylvanus Olympio est ici dans la situation d’un certain Adolf Hitler qui ne voulait pas entendre parler de l’origine de sa mère qui était juive par son grand père maternel.
Gaston, Rosignac
A suivre
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