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Cri d’alarme des togolais refugiés au Bénin.

1) RAPPORT SUR LE CAMP d’Agame au Benin
2 )Rapport sur les troubles qui se sont produits le 15 Février dans le Camp d’Agame

Le camp des réfugiés togolais d’Agamé, préfecture de Lokossa a vu
le jour le 30 Avril 2005. Suite à des violences orchestrées par le ‘’Clan GNASSINGBE‘’ après les échéances présidentielles controversées du 24 Avril 2005. Violences sur toute l’étendu du territoire, sur un peuple opprimé, oppressé pendant plus de 38 ans et qui croyait enfin à la liberté, à la démocratie quand le décès de GNASSINGBE père est annoncé.

C’est un camp bâti sur près de plus d’un (01) km, dans une forêt de palmiers où vivaient en paix des animaux sauvages et serpents venimeux. Ce camp est plus qu’un quartier du village d’Agamé. On y trouve des personnes venues de tout le Togo. Ces personnes qui ont subi des menaces de mort, des agressions morales et physiques, des maltraitances depuis le jour du décès du général EYEDEMA, le 05 Février 2005, jusqu’à l’élection frauduleuse et contestée du 24 Avril 2005 qui porta à la tête du pays le fils du général EYADEMA, Faure GNASSINGBE que nous ne reconnaissons pas.

Au camp, les réfugiés togolais sont répartis au nombre dix personnes par  tente. Seize tentes forment un  quartier à la tête duquel il y a un chef quartier. Il y a plus de soixante quartiers. Cette organisation et cette ambition de la démocratie non retrouvée chez eux, ont mobilisé les réfugiés qui ont réclamé une élection démocratique acceptée par tous pour choisir leurs représentantsauprès des partenaires. Ce qui est une première fois dans la vie des réfugiés dans un camp.

Devant tout ça, est-ce que les droits des réfugiés sont respectés ? Est-ce que la paix et le bien-être sont retrouvés ? Quels doivent être les moyens pour nous réfugiés de nous faire entendre, car au camp d’Agamé, Bénin, nous sommes coupés du monde.

En effet, depuis notre arrivée sur ce site, les incidents ne cessent de se multiplier. Au début, l’insécurité allait grandissante. Les milices du RPT, parti au pouvoir, venaient avec des cameras pour filmer les installations du camp et procèdent à des arrestations avec la complicité des militants du RPT, qui seront infiltrés au camp, de certains des réfugiée les plus recherchés. Nous arrivions parfois à mettre la main sur quelques - uns d’entre eux. Confiés aux agents de sécurité béninoises, ils finissent on ne sait comment. La présence de ces miliciens a entraîné dans les premiers mois l’incendie d’un véhicule immatriculé au Togo appartenant à un béninois. Cet incident a empoisonné encore les relations entre Togolais – Béninois. Vu la manière dont ces agents de sécurité se comportaient à l’égard de nos ennemis, un climat de méfiance  s’est installé. C’est ainsi que nous avions mis en place notre propre dispositif sécuritaire. De même, grâce à la vigilance de certains membres actifs de UFC parti de Gilchrist OLYMPIO au nom de : ANATOR A. Marie Clotilde, la vice-présidente de la sous Section d’Ablogamé N°1-Lomé, SOUKOU Ferdinard,  le vice-président de la Jeunesse de la sous section Gbényédji - Lomé et ASSIGNON Kossi Nestor, Secrétaire Général de la sous section Quartier Administratif nyékonakpoè-Lomé, Secrétaire par intérim de la fédération du 1er Arrondissement,  deux béninois sont arrêtés dans le quartier ‘’Lumière’’, tente DIII 3 le 21 novembre 2005 à 21 heures TU. Il s’agit de trois Béninois et un Réfugié togolais sur le site, qui sont venus en premier lieu chez ANATOR A. Marie Clotilde pour s’assurer de son appartenance à l’UFC (Union des Forces de Changement) parti de Gilchrist OLYMPIO. Après assurance, ils ont dit la dame qu’ils sont venus la mettre au devant sur le plan ‘’information’’, ‘’contact’’ avec Gilchrist OLYMPIO pour qu’un renversement du pouvoir ait lieu au Togo. Dépassé par cette lourde responsabilité de ces individus, et connaissant bien le RPT qui a envoyé d’ailleurs ses milices s’installé clandestinement parmi nous, ont suit très top que c’est une autre forme de stratégie des milices du RPT pour enlever les réfugiés les plus recherchés ou les prendre en piège. Alors ils sont partit alerter l’administration du site et l’arrestation de ces individus a été effectuée…
Suite à cela, les villageois se sont levés contre ANATOR A. Marie Clotilde, ASSIGNON Kossi Nestor et SOUKOU Ferdinard, qui reçoivent toujours des menaces par tout où ils passent.

Les habitants du village d’Agamé, en majorité des paysans, ne sont pas préparés à accueillir les réfugiés. Ce qui a crée une tension tendant vers des menaces de mort, des agressions à la machette, des attaques de fusils. Signalons le cas de deux enseignants réfugiés répondant aux noms de AKAKPO Kodjo, quartier ‘’Freedom Place’’, tente N° 87, et SEDAN Komlan du même quartier, tente N° AII 18, qui ont été gravement blessé à coup de machette par un groupe de personnes du village d’Agamé le 11 novembre 2005, aux environs de 15 h TU. Malgré ce grave incident, il n’y a pas eu de réaction officielle. Quelques-uns sont morts, de mort mystérieuse, d’autres ont été disparu, le cas de la mademoiselle AMEKO Adjo âgée de 16 ans, quartier ‘’ENYO’’, tente N° 168 jusqu’à présent portée disparue, un exemple parmi tant d’autres. Il y  a des harcèlements sexuels. Partout c’est des agressions verbales. Signalons aussi le cas de AHOSSEH Yaovi Thomas, quartier ‘’Cité des Jeunes’’, tente N° EIV 09 qui est envoûté par les villageois et ne se retrouve pas jusqu’à présent.
Hors du camp, c’est la peur alors qu’à l’intérieur c’est le désarroi. On dénombre plusieurs arrestations arbitraires parmi les réfugiés, emprisonnés dans des conditions déplorables.

La situation sanitaire se dégrade de jour en jour. Comme nous l’avions signalé plus haut, les animaux sauvages et les serpents venimeux (mambas verts de plus de deux  mètre, najas et autres) nous rendent visite pendant la nuit dans nos tentes et mordent nos frères et sœurs  dans leur sommeil. Le cas de AKAKPO – CONGO Kpakpovi, un étudiant du quartier ‘’Jean Pierre FABRE’’, tente N° 26, et DOMETI Kouakou, du même quartier, tente N° 67, mordus par des serpents non identifiés, respectivement le 29 Août 2005 à deux heures du matin et le 05 Août 2005 à vingt une heure de la nuit mérite d’être cité.  Un mamba vert a été retrouvé sous la couverture d’un petit enfant qui dormait dans sa tente, N° NI 01, quartier « MA DESTINEE ». Au poste de santé du site, nous manquons de tout. Les médicaments font cruellement défaut. C’est à se demander ce qu’il advienne des dons des particuliers et des organismes. En plus la compétence des agents soignants est à mettre en cause, eu égard aux médicaments prescrits et l’accueil. Il n’y a pas d’ambulance. Quand on pense que le centre hospitalier du département de Lokossa, CHD est à 12 Km d’Agamé, on voit ce qu’endure le réfugié démuni contraint d’y aller quand même. Car les cas graves font légion. AMOUZOU Ekoué, quartier ‘’Jean Pierre FABRE’’, soufrant d’occlusion du ventre, a dû louer de ses propres frais une moto pour se faire évacuer. D’autres comme lui auraient laissé la vie. Cette négligence révoltante a contribué à une trentaine de mort enterrés sans sépulture digne de ce nom. Il n’est pas rare de voir deux cadavres inhumés dans une même fosse.

C’est dans ce contexte qu’une certaine ISSIFOU Fatima, fonctionnaire de l’UNHCR du site, une Béninoise, a tenu des propos injurieux et diffamatoires à notre égard en disant que nous sommesdes réfugiés économiques, sans diplôme et sans emploi, ambitieux,  ce qui avait suscité un soulèvement populaire. De même, il y a des réfugiés à qui des frères à l’étranger envoient de document de voyage (billet d’avion, hébergement, lettre de la prise en charge) par le truchement de la Boîte postale de l’UNHCR. Il arrive que ce document est déchiré et jeté par qui on ne sait pas. Le cas de DJAGNIKomlan Afanou, quartier ‘’WISDOM CITY’’, et DJAGNI Yao, quartier ‘’Zion’’

Ce 08 Novembre 2005, une délégation spéciale composée du commissaire SOHOU représentant du gouvernement Béninois, de RAFIK Sayidi le représentant régional de l’UNHCR et d’autres personnalités, est venue nous présenter l’échantillon d’une carte de résidence alors que RAFIK Sayidi nous a affirmé que 10. 000  cartes de réfugiés ont été imprimées. Ceci a occasionné une vive réaction dans le camp du fait que nous n’avons pas quitté le Togo par plaisir pour mériter une carte de résidence, surtout que nous sommes ici depuis plus de six mois. Mr SOHOU soutenait ce jour là que ‘’Faure a raison’’ et qu’on va nous rapatrier tous au Togo. Cette panique totale a causé l’évanouissement de cinq réfugiés dont un cas grave, celui d’une femme du nom de TEKO Edem Olga née LOVI, quartier ‘’Bethlehem’’, zone ‘’E’’, tente EII 11, qui a eu une crise cardiaque.

Nos vivres sont insuffisants quantitativement et qualitativement. Pour un mois, on donne à une personne 12 kg de maïs, deux bols sur mesure bien taillée de Soja et de haricot jaune, un litre d’huile, deux savons. Il n’y a ni épices ni ingrédients. La ration est la même pour toutes les catégories de personnes et pour tous les âges. Statistiquement cela vaut 100 F par jour Pour compenser ce vide nutritionnel, le réfugié est obligé de vendre une partie de ses vivres. Du coup, il lui est impossible de joindre les deux bouts.

A cause des ennuis faits aux réfugiés dans le moulins du village, le PAM a pourvu deux moulins à maïs qui n’ont tourné que 72 heures. Ils sont en panne et demeurent en l’état.

L’éducation est bafouée. Cela fait déjà plus d’un mois et demi que la rentrée des classes a démarré sur le site, mais les élèves n’ont reçu qu’un seul cahier de cours sans écritoire. Les étudiants sont laissés à eux mêmes et jusqu’à présent ils ne savent pas leur sort alors qu’ils ont déjà perdu une année.

L’assistance aux réfugiés est prodiguée par les institutions onusiennes, UNHCR, l’UNICEF, LA CROIX-ROUGE BENINOISE, PLAN-BENIN, TERRE DES HOMMES, CARITAS. L’UNICEF a réussi à organiser des cours pour les élèves par les enseignants togolais réfugiés. Le Plan bénin a beaucoup fait pour les réfugiés traumatisés. La Croix Rouge de son côté agit comme une ONG. Ses agents béninois ne connaissent pas les principes fondamentaux de leur institution. Pour preuve, l’un de leur chef, Bertin vit maritalement avec une réfugiée du nom DOUMASSO Aholoussi Diane, quartier ‘‘Jérusalem’’. La CARITAS à qui nous jetons des fleurs, assure la distribution des vivres qu’octroi le PAM et les dons. Que le Seigneur qui ne se laisse pas gagner en générosité comble de grâces de ses agents.

Nos tentes sont usées. Cela nous cause des malaises, des maladies de peau et autres. Mais on nous refuse leur remplacement alors qu’elles sont vieilles de 7 mois. Et on soutient que nous-mêmes, devons construire nos propres cases en banco. La question reste à savoir ce que nous allons devenir ici à Agamé. La majorité des réfugiés étant de jeunes diplômés, capable de faire quelques choses mais qui restent les bras croisés à ruminer leur l’oisiveté.

ANIMOSITE CONJUGUEE DU HCR ET DU GOUVERNEMENT BENINOIS CONTRE LES REFUGIES TOGOLAIS D’AGAME.
 
 1- Jusqu’à présent, après 09 mois de séjour dans le camp, livrés à des conditions indécentes de vie sur le plan sanitaire et nutritionnel, délassés dans des conditions d’insécurité politico-militaire, on dirait savamment entretenues, les             Réfugiés Togolais d’Agamé n’ont jusqu’ici aucun papier d’identité attestant de leur état de Réfugiés. Le comble a été atteint le 27 janvier 2006 lorsque 4 envoyés du ministère béninois de l’intérieur( Mesdames DAMATA Claire et SOGBOSSI, Monsieur HOUNTONDJI et autre), chargés de dire aux Réfugiés qu’ils ne doivent pas participer aux opérations électorales en cours sous toutes ses formes ( respect de la convention de Genève oblige), ont finalement mis les pieds dans le plat, livrant ainsi toute leur arrière-pensée : « D’ailleurs on se demande même si vous êtes des Réfugiés », déclare publiquement l’une des deux dames sans crainte ni tremblement. Cette phrase résume en elle-même l’état d’esprit de ces Messieurs et Dames du Gouvernement Béninois et du HCR à propos des pauvres Togolais psychologiquement très fragilisés.

            2- Des agents du HCR et du Gouvernement Béninois traitent les Réfugiés de délinquants, de drogués, de casseurs, de sans diplômés et sans emplois. Or il faut voir combien on compte parmi ces Réfugiés des personnes dignes et respectables qui étaient de brillants Professeurs dans des Lycées Officiels et privés du Togo et gagnaient assez bien leur vie. Parmi eux encore on compte des Etudiants des Inspecteurs des Informaticiens des Journalistes… et des gens de divers secteurs d’activités. Mais qui ont dû fuir pour se préserver contre les arrestations et les disparitions arbitraires, les traitements inhumains, cruels et dégradants, la mort.
 Ces Professeurs du Lycée tiennent encore avec bris l’école des Réfugiés Togolais d’Agamé (Institut Scolaire de l’UNICEF).
            Les deux Institutions en question ont entièrement souscrit aux diverses campagnes de dénigrement du Gouvernement Togolais contre ses propres citoyens Réfugiés, dirait-on. On se demande aussi si les agents de ces Institutions ne sont pas des ‘’ achetés’’, des corrompus vue leur manque de respect aux Réfugiés : manque de respect dans les paroles, peu ou proue de respect de la convention de Genève sur beaucoup de points… cf John Scarisberick, ex-chef du bureau du HCR à Lokossa : « Vous allez moisir ici comme des canards sauvages » ( le 15 Octobre 2005).

            3- « Trois poids, trois mesures » : depuis deux mois, le HCR a délivré aux Réfugiés Togolais du camp de Comé des Attestations d’enregistrement. A son siège à Cotonou, il délivre des attestations de demandeur de statut du Réfugiés aux Togolais qui n’ont pas voulu vivre dans les camps mais résidant dans la capitale. Mais à ceux du camp d’Agamé, le refus de délivrer l’attestation est catégorique et voilé. C’est ce qui explique les divers atermoiements de délais : d’abord prévu pour une semaine après celle de Comé, cette délivrance a été reportée dans le mois de janvier, puis février et maintenant  sire die. Michèle, une camerounaise agente du HCR déclare le 27 janvier 2006 : « Ce sera après les élections présidentielles de mars ». Une telle situation est tout simplement anormale.

4- Le ministère béninois de l’intérieur, de connivence avec son homologue togolais, accuse les réfugiés de cacher des armes dans le camp et de  préparer une rébellion contre le Togo. Mais on se demande pourquoi ce ministère, depuis qu’il est au courant de cette information, n’a jamais pu convoyer des forces de sécurité pour perquisitionner le site et s’emparer des fameuses armes en question. C’est d’ailleurs là la preuve qu’il s’intéresse très peu ou proue à la sécurité physique des réfugiés et qu’il peut même être complice des attaques des milices du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), parti diabolique qui confisque le pouvoir au togo. En outre, on dirait même que ce ministère souhaite ce genre de choses pour fermer le camp et faire souffrir de plus les réfugiés togolais.

5- a) le réfugié togolais est en danger : on le qualifie de faux réfugié. Et pourtant après le discours de Faure GNASSINGBE, le sieur AGBOBLI Kokou Gaspard, réfugié au Bénin et croyant en la bonne parole de réconciliation, a décidé de rentrer au Togo. Mais dès son retour, il a été arrêté et jeté en prison sans aucune forme de procès. La presse privée nationale et des sites Internet comme diastode.og, letogolais.com en ont largement porté les échos.
b) d’autre part les réfugiés d’Agamé sont particulièrement inquiets parce que les espions et les milices du RPT ne cessent de les infiltrer avec l’intention de détruire ce camp et réaliser ainsi les vœux morbides des psychopathes vampires du clan présidentiel et de leurs serviles courtisant.  On a pu identifier 18 partisans du RPT sur le site, qui ont été expulsés alors qu’ils s’apprêtaient à perpétrer des massacres. Leur chef de file, un certain LOCOH, avant de rentrer dans le véhicule de la gendarmerie, déclare : « Vous n’avez encore rien vu, le plus grave reste à venir ».
c) Le HCR et le gouvernement béninois connaissent bien tous ces problèmes mais au lieu de hâter le pas dans ‘’les considérations’’ à accorder aux réfugiés, ils perdent le temps et traînent à longueur de journées sans rien faire de concret, jouant ainsi à tort ou à raison le jeu dangereux du RPT au lieu de jouer le jeu de la Convention de Genève

6- Les élections béninoises approchent à grands pas et voir l’allure que prennent les choses, le pays n’est pas à l’abri d’éventuels dérapages sécuritaires. Les réfugiés togolais ont fui des persécutions. Mais quel serait leur sort si jamais le Bénin basculait dans la violence ? Pour le moment, ces questions ne semblent guère préoccuper et le HCR et le gouvernement béninois. Bref le cynique silence et la tyrannique complicité des deux institutions ne sont plus à démontre, ce qui réjouit les vampires du gouvernement togolais. Il est donc impérieux, si l’on veut vraiment protéger la vie des réfugiés, de leur donner rapidement les papiers nécessaires et de procéder à leur réinstallation mais ni au Ghana, ni au Burkina à cause de leurs accointances immorales sans vergogne avec le gouvernement togolais.

Ce que nous craignons est arrivé !

Rapport sur l’incident du 15 Février 2006 sur le site des réfugiés togolais d’Agamé

Ce mercredi 15 février 2006, SAIDI représentant régional du HCR et une délégation ont tenu une assemblée générale sur le site d’Agamé plus précisément sur le terrain.
 Au cours de cette assemblée générale, SAIDI nous déclare que d’ici deux semaines nous aurons notre attestation d’enregistrement comme établi au camp de Comé il y a de cela trois mois . Cette déclaration a créée une vive réaction de la part des réfugiés, sous prétexte qu’ils sont ici depuis dix mois et en plus, chaque fois leur besoin se noue toujours dans des propositions utopiques.
 Ainsi sur un soulèvement populaire, SAIDI et sa délégation sont forcé mais après des négociations ils s’étaient convenu sur un accord que lundi 20 février 2006,tout va  démarrer  normalement sur le site, ainsi ils ont quitté  le site aux environs de 17 h 55 heure locale. Vers  19 h 10, sans préavis, il y a coupure d’électricité et d’eau sur le site par les autochtones qui ont commencé par nous lapidé et tiré les armes à feu sur nos frères et sœurs réfugiés. nous avons déploré 18 blessés par balle immédiatement dont deux cas graves.
t cinq tentes brûlées par les autochtones, y compris les hangars qui sont tout au tour du camp appartenant aux réfugiés . Et ceci s’est  accentué dans la nuit profonde, de la, nos femmes et enfants sont convoité sur l’espace vide (le terrain). Cette même opération s’est poursuivi dans la matinée du 16 février 2006 par des tires toujours des armes à feu et ceux ne sont que des jeunes bien organisés encadrés par les  vieux de la localité, nous pouvons citer  TOGNI Zitson ; la couturière TOGNI Elisabeth, le dépanneur Maurice, une coiffeuse dont on ignore le moment le nom, et un vieux dont la maison fait face au camp, maison dans laquelle se trouve le magasin des vivres des réfugiés de la caritas. Avec l’allure des tensions, nous avons appelé le commissaire MOUNIROU sur le numéro 95 06 99 75 qui n’a rien donné. Alors nous avons jugés bon d’évacuer tous les réfugiés sur le site vers le village Koudo situé à 1 km du site d’Agamé. Ainsi après l’arrivé des forces de l’ordre tardivement ( vers 11 h), la situation s’est un peu décantée et nous avons enregistré 29 réfugiés blessés par balle dont 4 blessés graves, plusieurs personnes évanouies surtout les vieilles, de  même que le  Président de la coordination M MAWUSSI.
 Il y a plusieurs dégâts matériels dont 147 tentes environ sont brûlées dont les réfugiés n’ont rien enlevé, 13 tentes appartenant aux partenaires,.le centre de santé, l’école sont pillés par les autochtones, il y a aussi des portés disparus surtout ceux qui ont loués dans le village.

 

  1. Vu l’insécurité qui règne au camp,
  2. Vu la poursuite faite par les milices du RPT qui sont aujourd’hui installés clandestinement sur le site,
  3. Vu l’animosité qui règne au sein de la population d’accueil,
  4. Vu les problèmes des soins sanitaires qui se dégradent de jour en jour,
  5. Vu l’incompréhension qui règne au sein de nos partenaires du site et le double langage du représentant de l’UNHCR de site Mr John SCARABRICK,
  6. Vu la main mise du gouvernement Togolais sur le gouvernement Béninois surtout le ministère de l’intérieur Béninois sur le plan diplomatique,
  7. Vu l’insuffisance de nos vivres, et la manière dont on nous traite,
  8. Considérant les contenus du rapport de la mission de l’ONU sur le TOGO suite aux troubles survenus au cours des mois de Février, mars avril, Mai, à propos des réfugiés,
  9. Considérant le statut de réfugiés qui nous est refusé,

 

demandons votre aide,  pour notre protection et nos droits soient respectés.

Nous vous prions d’accepter nos profondes considérations.

Que le Seigneur vous bénisse.
Bénin 24 Avril 2006
Les réfugiés Togolais au Bénin




Citations
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela



 

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