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Rapport sur les affrontements qui se sont produits dans le camp des réfugiés togolais à Agamé au Benin
Ce mercredi 15 février 2006, SAIDI représentant régional du HCR et une délégation ont tenu une assemblée générale sur le site d’Agamé plus précisément sur le terrain.
Au cours de cette assemblée générale, SAIDI nous déclare que d’ici deux semaines nous aurons notre attestation d’enregistrement comme établi au camp de Comé il y a de cela trois mois . Cette déclaration a créée une vive réaction de la part des réfugiés, sous prétexte qu’ils sont ici depuis dix mois et en plus, chaque fois leur besoin se noue toujours dans des propositions utopiques.
Ainsi sur un soulèvement populaire, SAIDI et sa délégation sont forcé mais après des négociations ils s’étaient convenu sur un accord que lundi 20 février 2006,tout va démarrer normalement sur le site, ainsi ils ont quitté le site aux environs de 17 h 55 heure locale. Vers 19 h 10, sans préavis, il y a coupure d’électricité et d’eau sur le site par les autochtones qui ont commencé par nous lapidé et tiré les armes à feu sur nos frères et sœurs réfugiés. nous avons déploré 18 blessés par balle immédiatement dont deux cas graves.
t cinq tentes brûlées par les autochtones, y compris les hangars qui sont tout au tour du camp appartenant aux réfugiés . Et ceci s’est accentué dans la nuit profonde, de la, nos femmes et enfants sont convoité sur l’espace vide (le terrain). Cette même opération s’est poursuivi dans la matinée du 16 février 2006 par des tires toujours des armes à feu et ceux ne sont que des jeunes bien organisés encadrés par les vieux de la localité, nous pouvons citer TOGNI Zitson ; la couturière TOGNI Elisabeth, le dépanneur Maurice, une coiffeuse dont on ignore le moment le nom, et un vieux dont la maison fait face au camp, maison dans laquelle se trouve le magasin des vivres des réfugiés de la caritas. Avec l’allure des tensions, nous avons appelé le commissaire MOUNIROU sur le numéro 95 06 99 75 qui n’a rien donné. Alors nous avons jugés bon d’évacuer tous les réfugiés sur le site vers le village Koudo situé à 1 km du site d’Agamé. Ainsi après l’arrivé des forces de l’ordre tardivement ( vers 11 h), la situation s’est un peu décantée et nous avons enregistré 29 réfugiés blessés par balle dont 4 blessés graves, plusieurs personnes évanouies surtout les vieilles, de même que le Président de la coordination M MAWUSSI.
Il y a plusieurs dégâts matériels dont 147 tentes environ sont brûlées dont les réfugiés n’ont rien enlevé, 13 tentes appartenant aux partenaires,.le centre de santé, l’école sont pillés par les autochtones, il y a aussi des portés disparus surtout ceux qui ont loués dans le village.
- Vu l’insécurité qui règne au camp,
- Vu la poursuite faite par les milices du RPT qui sont aujourd’hui installés clandestinement sur le site,
- Vu l’animosité qui règne au sein de la population d’accueil,
- Vu les problèmes des soins sanitaires qui se dégradent de jour en jour,
- Vu l’incompréhension qui règne au sein de nos partenaires du site et le double langage du représentant de l’UNHCR de site Mr John SCARABRICK,
- Vu la main mise du gouvernement Togolais sur le gouvernement Béninois surtout le ministère de l’intérieur Béninois sur le plan diplomatique,
- Vu l’insuffisance de nos vivres, et la manière dont on nous traite,
- Considérant les contenus du rapport de la mission de l’ONU sur le TOGO suite aux troubles survenus au cours des mois de Février, mars avril, Mai, à propos des réfugiés,
- Considérant le statut de réfugiés qui nous est refusé,
demandons votre aide, pour notre protection et nos droits soient respectés.
Nous vous prions d’accepter nos profondes considérations.
Que le Seigneur vous bénisse.
Bénin 24 Avril 2006
Les réfugiés Togolais au Bénin
Pour aider nos frères du Bénin, contactez l’association Solidarité togolaise dirigée par Me Maxibube Sitti qui vit en exil au canada.
www.solidaritetogolaise.com
Les dons seront adressés au cabinet d’avocats Associés
Alao Sadikou
Avocat à la Cour
01-BP-4424, Haie Vive
Cotonou- Rep- du Benin
Tel: 229-21-30-92-68
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