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Le TOGO sous Faure Essozimna GNASSINGBE et Edouard Edem Kodjovi KODJO: un gouffre abyssal dangereux pour les investisseurs nationaux et étrangers?

Par K. Kofi FOLIKPO

Introduction

L’avalanche de scandales de Crimes Organisés au sein des Institutions d’Etat togolais, les jonglages juridiques depuis le décès du Bourreau de Pya et l’avènement illégitime de l’apprenti dictateur Faure Essozimna GNASSINGBE sous la bonne houlette et la supervision remarquable du suffisant Edouard Kodjovi KODJO constitue une illustration patente de la nature criminelle du régime qui propage de façon professionnelle pendant plus de 40 ans la violence, l’injustice, la misère et la mort sur la Terre de Nos Aïeux.
De la mise à feu de l’Institut Goethe par des hommes en arme clairement identifiables jusqu’à la parodie d’arrestation des dirigeants de Bolloré en passant par le massacre planifié de la population civile par centaines en avril 2005, le vol des voitures de la société Hertz à Paris par de hauts fonctionnaires togolais et la tentative d’assassinat du journaliste Dimas Dzikodo, notre modeste TOGO offre le sinistre spectacle d’une jungle machiavélique comparable au «Far West» américain où une sordide culture de l’impunité entretenue par le régime en place incarné par les sieurs GNASSINGBÉ et KODJO a atteint une proportion inquiétante, avec le risque de propagation à travers toute la sous-région ouest-africaine.
S’il est vrai que la majorité des Togolaises et des Togolais de l’intérieur sont contraints à la résignation  suicidaire en raison de la férocité inouïe de cette machine criminelle, il devient inquiétant pour la bonne renommée de notre modeste TOGO que des étrangers, et surtout des occidentaux, deviennent de plus en plus la cible facile pour cette machine criminelle entretenue par le régime en place. Cette recrudescence inquiétante de la criminalité organisée sous le couvert des institutions d’Etat reflète parfaitement le concept d’«Etat voyou», comme Maître François Esso Akila BOKO l’avait si pertinemment fait remarquer lors de l’importante rencontre de la Diaspora Togolaise le 4 février 2006 à Paris.
La volonté manifeste des sieurs GNASSINGBE et KODJO de pérenniser ce statut d’Etat voyou en refusant de faire comparaître les auteurs de ces différents crimes devant une Justice sérieuse et non corrompue, en perpétuant le tripatouillage juridique et en continuant d’encourager le jonglage judiciaire  peuvent avoir de graves conséquences économiques dans la vie de la Nation Togolaise et de toute la sous-région ouest-africaine.
Les graves conséquences économiques liées au statut d’«Etat voyou» dépassent de très loin les conséquences politiques et humanitaires, et risquent de faire de notre modeste TOGO un gouffre socio-économique dangereux qu’aucun investisseur sérieux n’oserait approcher.
C’est donc cet aspect économique lié au gangstérisme d’Etat endémique au TOGO qui constitue la trame centrale du présent article qui veut appeler de cette façon à une réflexion commune de la part de tous les Patriotes Togolais.  


  • Le concept d’Etat voyou et sa réalité palpable dans la vie nationale togolaise.

          L’encyclopédie Wikipédia définit l’«Etat voyou» comme «un État qui ne respecte pas les lois internationales les plus essentielles, organise ou soutient des attentats, ou viole de manière systématique les droits les plus élémentaires de l'être humain.»
S’il est vrai que le concept  d’«Etat voyou», né dans les années 1980 durant l’administration de Ronald Reagan aux Etats-Unis, visait essentiellement à faire fléchir la politique étrangère de la Libye sous le Colonel Kadhafi en ignorant sciemment l’hégémonie américaine dans la Politique Internationale, il ne demeure pas moins vrai que trois de ses caractéristiques principales font l’unanimité de presque tous les pays démocratiques et dans toutes les sociétés éprises de Liberté, de Justice et de Paix véritable:

  • Un Etat voyou accorde son soutien tacite ou ouvert à la criminalité organisée à l’échelle nationale et internationale.
  • Un Etat voyou accorde son soutien tacite ou ouvert au terrorisme d’Etat à l’échelle nationale et internationale.
  • Un Etat voyou viole systématiquement les Droits de l’Homme et des Peuples.

 Au regard de ces caractéristiques énumérées ci-dessus, la situation actuelle du TOGO reflète parfaitement celui d’un Etat voyou qui fonctionne selon le principe du «tout ou rien»,  le principe d’«auto- prédation» et le principe d’ «ostentation ».
Le principe du «tout ou rien» stipule qu’un objectif une fois fixé par les adeptes de l’Etat voyou doit être nécessairement atteint quelles que soient les barrières juridiques, étatiques, éthiques ou relationnelles. Il s’agit donc d’un «jusqu’au-boutisme» exacerbé qui place les seuls intérêts économiques et politiques des tenants de l’Etat voyou au dessus de tout. La mobilisation de tous les moyens et  de toutes les énergies criminelles pour atteindre l’objectif  est donc nécessaire.
  Le principe d’ «auto-prédation» stipule que tous les adeptes et acteurs de l’Etat voyou mènent leurs activités dans un esprit de la «guerre de tous contre tous». Tout adepte peut être sacrifié en tout moment pour faire perpétuer ce climat de la guerre de tous contre tous.  L’Etat voyou ne connaît ni des lois, ni des règles, mais seulement l’acquisition et la conservation des intérêts de ses tenants. Le principe d’auto-prédation exclut l’idée de partage ainsi que le sens du donner et du recevoir.
Le principe dostentation stipule que les adeptes et acteurs de l’Etat voyou tentent toujours de se poser en victime en criant «au voleur!» dans le but de détourner l’attention de l’opinion publique.
Les cas ci-dessous enregistrés au TOGO de Gnassingbé-père-et-fils illustrent à bien des égards ces principes sur lesquels  s’appuie la vie de l’Etat voyou.

  • L’affaire «Pitea» et le réseau international de narcotrafiquants : la démonstration du principe d’ostentation par l’Etat voyou.

         Les multiples tentatives de diversion et d’obstruction orchestrées au départ par Gnassingbé-père dans le but d’empêcher l’arraisonnement du remorqueur «Pitea» bourré de cargaisons de cocaïne en direction de l’Europe, des tentatives qui contrastent de façon cinglante avec la campagne médiatique organisée par la suite autour de l’incinération publique de cette cargaison narcotique, illustrent parfaitement le principe d’ostentation sur lequel s’appuie l’Etat voyou qu’est devenu notre modeste TOGO sous Gnassingbé-père-et-fils.   
L’objectif à travers l’ostentation était d’une part de couvrir l’identité réelle des membres du clan Gnassingbé impliqués dans ce réseau complexe de narcotrafiquants, et d’autre part de donner l’impression d’avoir la bonne volonté de préserver le TOGO d’un tel fléau. Il fallait faire croire à l’opinion publique que le TOGO ne disposait d’aucune tentacule des réseaux de narcotrafiquants et qu’une cargaison de cocaïne en transit à Lomé serait un complot venant soit de «terroristes» financés à l’extérieur par des opposants au régime pour le «déstabiliser» ou soit des «mauvais esprits qui gênent l’unité nationale» au niveau interne.
 En raison donc de la confusion délibérée créée par l’Etat voyou à travers l’ostentation médiatique et diplomatique, les informations diffusées par les médias de l’Etat voyou ou par ses services diplomatiques sont sujettes à caution et sont peu crédibles.

 

  • L’affaire «Bolloré» et le réseau françafricain de trafic d’influence : la démonstration du principe d’auto-prédation par l’Etat voyou.

Le principe d’auto-prédation au sein de l’Etat voyou incarné par le régime Gnassingbé-père-et-fils est encore publiquement illustré en ce mois de février 2006 avec l’arrestation et l’inculpation des dirigeants de Bolloré.
Cet incident a parfaitement illustré que l’Etat voyou ne respecte jamais la parole donnée et encore moins des règles de vie communautaire.
Le scandale autour des dirigeants de Bolloré a montré que l’Etat voyou porte en lui-même les germes de sa propre destruction. Il montre que rien n’est prévisible en Politique, en Economie, en Droit ou en Relations sociales dans un tel Etat et qu’il est impossible dans un tel Etat de s’appuyer sur des principes fiables clairement définis et acceptés par tous. C’est la jungle machiavélique où le plus favorisé et le plus privilégié d’hier peut devenir l’agneau expiatoire d’aujourd’hui afin de permettre à d’autres membres du système d’amasser davantage leurs intérêts personnels.

  • L’affaire «Charles Debbasch» et le réseau international d’escroquerie : la démonstration de l’ostentation et du «tout-ou-rien».

      Il est inimaginable dans tout Etat qui se veut Respectable qu’un sieur recherché activement par les Autorités Judicaires de son pays d’origine se voit attribuer la fonction capitale de Conseiller Juridique de la Présidence dans un autre pays, en bénéficiant ainsi de toutes les prérogatives réservées aux fonctions diplomatiques dans ce pays!
La présence du sieur Charles DEBBASCH aux côtés de Gnassingbé-père-et-fils est non seulement une grave insulte lancée à l’endroit du Peuple Togolais meurtri t humilié, mais constitue aussi une démonstration arrogante de l’ostentation propre à un Etat voyou. Elle vise à narguer les vieilles démocraties occidentales et surtout l’Etat français auquel le régime de Lomé2 veut démontrer l’inefficacité des pressions diplomatiques françaises en tant qu’arme politique.
Avec la présence de Charles Debbasch au TOGO, l’Etat voyou de Gnassingbé-père-et-fils illustre parfaitement que notre modeste TOGO est devenu une terre de prédilection pour le refuge d’individus lugubres et le recel de fortunes douteuses telles que les diamants de Moboutou, les transactions commerciales mafieuses de Charles Taylor, Sani Abacha, Jonas Savimbi et de Hissène Habré entre autres, sans que le Droit International et la Diplomatie ne puissent efficacement amener les mentors de cet Etat à la raison.
Notre modeste TOGO encourt ainsi le risque de devenir définitivement, non pas un Etat au plein sein du mot, mais un «Far West » africain où un Darwinisme social risque de prospérer dangereusement et contaminer toute la sous-région ouest-africaine.


  • La culture de non-Droit, de l’insécurité civile et juridique au TOGO du régime Gnassingbé: Tombeau ouvert pour les acteurs économiques tant nationaux qu’étrangers.

          Tout le grabuge fait au sujet de la réforme de la Justice Togolaise, grabuge dont l’un des tenors est le sieur Abi Tchessa (pour qui j’avais personnellement une admiration et un respect sans pour autant avoir des liens politiques ou personnels avec lui), se révèle aujourd’hui être une simple mystification destinée à berner aussi bien le Peuple Togolais martyrisé que la Communauté Internationale qu’on veut ainsi infantiliser.
La preuve de cette sordide mystification est donnée par le scandale de «corruption de magistrat » qui est supposé être au centre de l’affaire Bolloré ainsi que l’affaire Agbeyomé KODJO. 

    • Une Justice lourdement corrompue.

    Il est inimaginable que le tandem Kodjo-Gnassingbé continue de claironner leur prétendue volonté de réformer la Justice Togolaise afin d’éradiquer la corruption qui la gangrène et afin de la rendre indépendante et crédible, si les deux sieurs ne sont pas en mesure de dire clairement aujourd’hui quels sont les nouveaux mécanismes de fonctionnement et de contrôle introduits pour ce regain de crédibilité et d’indépendance, et quels sont les effets concrets produits par ces nouveaux mécanismes.
La triste réalité est que la vénalité des magistrats a plutôt connu un regain depuis l’avènement du tandem Kodjo-Gnassingbé et l’opacité qui entoure l’instruction des dossiers ne fait que s’aggraver.
Notre modeste TOGO continue d’avoir ainsi un Appareil Judiciaire à deux vitesses non favorable à un environnement économique sain qui pourrait attirer des investissements sérieux et générer une croissance économique.
La conséquence économique logique d’une telle situation est le développement dangereux de ce qu’on désigne sous le vocable économique de «capitalisme de casino».
Le «capitalisme de casino» ressemble à un jeu de hasard dans lequel l’investisseur a la chance de faire un profit  maximisé de 500%  dans un environnement économique malsain tout comme il encourt le risque de tout perdre  en un temps record sans avoir la possibilité de récupérer une partie de son investissement par voie judiciaire.
Au regard de cette triste réalité, notre modeste TOGO est considéré comme un tombeau ouvert pour les investisseurs étrangers sérieux, comme le prouvent les études menées par des Institutions internationales sérieuses de Lutte contre la Corruption telles que Transparency International.
Le taux de corruption au TOGO est tellement élevé que cette Institution n’a même pas estimé utile de classer en 2005 notre modeste pays derrière les pays les plus corrompus du monde tels que la République Démocratique du Congo (144e rang sur l’échelle de corruption),  le Nigeria (152e sur l’échelle)  ou le Tchad (158e sur l’échelle).

  • Une militarisation à outrance de l’Administration publique et des Sociétés d’Etat  à travers une Armée sans Statut.

            Le secteur privé togolais n’est  pas le seul secteur à battre ce triste record en matière de corruption endémique que la Population Togolaise a fini par désigner avec l’expression Ewe «Tamea» (signifiant littéralement le «dessus de table»). La déconfiture socio-économique est aussi perceptible dans l’Administration publique et dans les quelques rares sociétés d’Etat encore opérationnelles, devenues entre-temps la niche de prédilection de certains Officiers Supérieurs des Forces Armées Togolaises. S’il est vrai que certains parmi ces Officiers sont notoirement compétents en matière d’Administration et de Gestion, il est pourtant périlleux qu’une Armée ne disposant d’aucun Statut Régulier pour ses Officiers et ses Hommes de Troupe puisse garantir une gestion économique saine et transparente de l’Administration publique et des Sociétés d’Etat.
Dans ces conditions, les pratiques criminelles de surfacturation sont devenues monnaie courante dans l’Administration publique et dans les sociétés d’Etat depuis belle lurette.

 

  • L’auto-flagellation politique et le suicide collectif économique comme philosophie politique du régime Gnassingbé-père-et-fils.

                 «Nous allons reculer de 100 ans en arrière!»
  (Extrait d’un entretien accordé par feu Eyadéma GNASSINGBE aux Journalistes togolais de la Presse d’Etat en 1991.)

 

 

        Le règne sanglant de feu Etienne Eyadema GNASSINGBE a été marqué essentiellement par deux phénomènes psycho-sociologiques très inquiétants: le masochisme et le nihilisme.
        Tandis le «nihilisme éyadémoniaque» s’est toujours exprimé par la passion exceptionnelle du dictateur défunt de plonger notre modeste TOGO dans un abîme abyssal pour des siècles et des siècles, le «masochisme atavique gnassingbéen»  se traduit aujourd’hui par l’obsession quasi-pathologique de son rejeton Faure Essozimna GNASSINGBE à persévérer par tous les moyens dans les voies sans issue.
Mais une analyse assez pondérée de ces deux phénomènes caractéristiques de la dictature héréditaire togolaise permet de comprendre que le problème est de nature psychopathologique.

  • La persévérance dans les voies sans issue en Politique: force de caractère ou masochisme auto-destructif ?

           Toute la parodie orchestrée entre février et juin 2005 avec son cortège de centaines de morts, de centaines de femmes violées, de milliers de blessés et de dizaines de milliers de fugitifs, une parodie dont le seul objectif est de capter brutalement le pouvoir d’Etat au profit des sieurs Edouard (alias Edem) Kodjovi KODJO et Faure Essozimna GNASSINGBE est bien comprise comme un égoïsme exceptionnel  qui est totalement  insolite dans nos mœurs et coutumes ancestrales.
Les auteurs et partisans de cette parodie meurtrière n’hésitent pas de clamer jusqu’aujourd’hui sur tous les toits qu’ils seraient animés d’une force de caractère particulière qui exprimerait leur patriotisme exemplaire. Ils ne cessent de clamer que leur intention était d’empêcher une anarchie fratricide à la suite du décès du Bourreau de Pya.
Seulement, force est de constater qu’ils sont plutôt les instigateurs cyniques de cette anarchie fratricide dont les prémisses sont les massacres de centaines de Concitoyennes et de Concitoyens en avril 2005 dans plusieurs localités du TOGO.
Force est de constater que ces sinistres individus gravitant au sein et autour du clan Gnassingbé sont incapables jusqu’aujourd’hui de démontrer ce prétendu patriotisme et cette prétendue force de caractère en faisant des concessions intelligentes pour redonner confiance au Peuple Togolais meurtri et humilié.
Force est de constater que ces individus lugubres n’ont recueilli jusqu’ici aucune approbation significative au niveau international pour tous les actes politiques saugrenus qu’ils ne cessent de multiplier depuis leur usurpation sanglante du pouvoir d’Etat.
Force est de constater qu’ils persistent dans leur logique de la chasse à l’homme, d’enlèvement nocturne et de  tentative d’assassinat comme le démontrent les cas récents du journaliste Dimas Dzikodo et du chef de parti Harry Olympio.
Au regard de ce fossé abyssal entre déclarations tapageuses et réalités concrètes, il est aisé de déduire que le clan Gnassingbé, ses affidés et ses courtisans tant intérieurs qu’extérieurs sont enfermés dans le piège infernal d’un masochisme auto-destructif qui les empêche de faire une auto-critique objective afin de tirer intelligemment les conséquences qui s’imposent dans l’état actuel des choses.

Ce masochisme auto-destructif s’exprime par la mentalité de «victoire de Pyrrhus» qui caractérise l’opiniâtreté corsée des sieurs Edouard (alias Edem) Kodjovi KODJO et Faure Essozimna GNASSINGBE  à s’accrocher par tous les moyens au pouvoir d’Etat usurpé quel que soit le prix individuel et collectif à payer pour cela.
C’est donc à travers cette opiniâtreté maladive des sieurs KODJO et GNASSINGBE de s’accrocher au pouvoir usurpé, au grand dam des souffrances multiformes du Peuple Togolais dans toutes ses composantes socioprofessionnelles et ethniques, que tout observateur averti connaissant assez bien la Nature Humaine peut oser affirmer que les deux sieurs et leurs adeptes sont des partisans de la philosophie nihiliste s’exprimant par la formule apocalyptique «Avec Moi et Après Moi, c’est le Chaos!»

  • «Avec Moi et après Moi, c’est le Chaos!»: vision politique nihiliste ou Psychopathologie d’individus gorgés de complexes ?  

         Hitler en Allemagne nazie, Polpot au Cambodge et Moboutou de l’Ex-Zaire sont quelques échantillons représentatifs de cette formule politique nihiliste. Et qui parle de Moboutou de l’Ex-Zaïre ne peut ne pas penser à feu Etienne Eyadéma GNASSINGBE qui fut l’un de ses disciples politiques inconditionnels et lui doit beaucoup de ses théories et pratiques politiques: le parti-unique parti-Etat, le culte de la personnalité, le déhanchement populaire cyniquement dénommé «animation politique», la garde présidentielle tribalisée, etc.
Les adeptes inconditionnels du système Gnassingbé ont donc assimilé volontairement ou involontairement cette philosophie politique nihiliste depuis la création du RPT en 1969 sous l’impulsion du sieur Edouard (alias Edem) Kodjovi KODJO.
Cette philosophie politique consiste à  miroiter fallacieusement et à prôner ouvertement le progrès socio-économique et des lendemains meilleurs pour la Nation, mais à tout mettre en œuvre en catimini pour ruiner totalement cette Nation à travers des décisions irrationnelles, des alliances contre-nature, une diplomatie nébuleuse et une gabegie budgétaire  légendaire.
La problématique du nihilisme politique est à la fois une question socio-politique et psychologique. Au niveau socio-politique, elle reflète une Société bloquée qui croupit misérablement sous la tyrannie cynique d’une oligarchie incapable de faire une auto-critique objective pour envisager des voies alternatives salutaires. Il s’agit ici d’une volonté manifeste d’œuvrer pour un suicide collectif de l’ensemble de la Société, une volonté de suicide que le grand public commence à percevoir seulement avec le chaos infernal engendré par la disparition de la figure centrale incarnant cette philosophie politique nihiliste.   
Au niveau psychologique, la problématique du nihilisme politique reflète l’état d’esprit de certaines Concitoyennes et de certains Concitoyens  éprouvant un besoin exagéré de compensation de leur ego en croyant être les seules personnes habilitées à parler au nom de la Société, à représenter la Société, à faire les Lois pour la Société et à les appliquer au nom de la Société. Les sieurs Edouard (alias Edem) Kodjovi KODJO et Faure Essozimna GNASSINGBE ainsi que leurs adeptes inconditionnels appartiennent malheureusement à cette catégorie de Concitoyens.
Il appartient donc aux Togolaises et aux Togolais tant de l’intérieur que de l’extérieur, à tous les Patriotes Togolais de toutes les catégories socioprofessionnelles et de toutes ethnies, de savoir arrêter à temps la descente collective aux enfers à laquelle ces deux sieurs et leurs adeptes continuent d’œuvrer inlassablement nuit et jour en transformant notre modeste TOGO en un bourbier infernal qu’aucun investisseur sérieux et aucun opérateur économique étranger sérieux n’osent approcher en vue de redonner Vie et Espoir au Peuple Togolais martyrisé et humilié.

 

Conclusion.
L’obstination du tandem Kodjo-Gnassingbé à persister dans une logique de monolithisme absurde, de refus d’auto-critique objective, de rejet d’un dialogue sincère et du maintien d’un Etat de non-Droit ne met pas notre modeste TOGO seulement dans un chaos politique infernal.
Elle fait éloigner chaque jour davantage des milliers de Bonnes Volontés nationales et étrangères désireuses d’investir sérieusement leur fortune, leur savoir-faire et leur expérience dans l’économie togolaise qui constitue après tout un maillon important dans la chaîne économique de toute la sous-région ouest-africaine. 
Elle plonge cyniquement le Peuple Togolais paupérisé, martyrisé et humilié dans un isolement économique dangereux qui risque de déstabiliser l’ensemble de la chaîne socio-économique de toute la sous-région ouest-africaine.
            L’Histoire retiendra certes pour les générations futures que le goût morbide du pouvoir pour le pouvoir habitant les sieurs Edouard (alias Edem) Kodjovi KODJO et Faure Essozimna GNASSINGBE a précipité la Terre de Nos Aïeux dans ce gouffre abyssal. Mais elle risque de retenir aussi que les Patriotes Togolais tant de l’intérieur que de l’extérieur ont manqué de poser l’acte opportun au moment opportun pour empêcher cette descente collective aux enfers cyniquement provoquée par ces deux sieurs aux appétits politiques démesurés et morbides.

Coordinateur Général de l’Organisation PYRAMID of YEWEH.  
Contacts :
PYRAMID of YEWEH
Badstrasse 15
CH-5400 Baden (SUISSE)
Web : http://www.pyramidofyewe.org 
E-Mail : Komdedzi@hotmail.com  ou pyramidofyeweh@bluewin.ch 
Tél :  00 41 76 374 59 00 




Citations
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela



 

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