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Suite à la publication du communiqué de presse de l’UFC sur le dialogue national et la médiation de Sant’Edigio, le bureau exécutif de la Diaspora Togolaise en France estime que cette déclaration laisse beaucoup de questions sans réponses aux attentes du peuple togolais.
En considérant que les rencontres organisées sous les auspices de Sant’Edigio et le dialogue national attendu ne sont pas en opposition réelle ou apparente, le bureau national de l’UFC ne répond pas aux questions que se posent les togolais, à savoir :
- Quels seront les thèmes de discussions ?
- Au nom de qui discute t’on ? Il y a une absence chronique de transparence sur ce qui se dit et se passe. Le peuple togolais en général et la diaspora togolaise dans son ensemble en ont assez d’être les spectateurs de ces dialogues à huis clos.
M. Gnassinbé Amah, le 2è Vice-président du bureau national de l’UFC évoque l’absence de concertation au sein de l’opposition et d’un comité préparatoire pour justifier le bien fondé de ces « actions isolées » de son parti.
Le bureau de la Diaspora Togolaise en France déplore le caractère incohérent de cette attitude de l’UFC préjudiciable à une efficace et rapide sortie de la crise politique que traverse notre pays.
Qu’est ce qui s’oppose à cette concertation ? L’UFC a pu s’entendre avec les autres partis pour choisir un candidat unique de l’opposition pendant les élections présidentielles précédentes. L’évocation de problèmes de concertation est une fuite de responsabilités et ne constitue en rien une raison valable pour un consensus global.
Le bureau de la DTF propose une concertation préalable avec les partis et associations avant toute nouvelle rencontre. Il n’est pas nécessaire que tout le monde « aille « au dialogue ou aux médiations de sant’Edigio. Mais il est primordial qu’il se dégage un consensus et un plan commun de l’opposition que l’UFC pourra à la rigueur défendre « seule » au nom de tous et, surtout au nom du peuple togolais.
En refusant cette concertation préalable et indispensable avec les autres partis de l’opposition, l’UFC donnerait raison aux togolais que l’UFC poursuit des intérêts personnels qui n’ont rien à voir avec la volonté du peuple togolais.
Le bureau de la Diaspora Togolaise en France recommande vivement aux responsables de l’UFC de prendre toutes les initiatives qui s’imposent, dans l’intérêt supérieur de la nation togolaise, pour permettre avec le CAR, la CDPA, ADDI …et avec la société civile et la diaspora togolaise, une plateforme de concertation et de consensus avant toute nouvelle rencontre.
Il est important que l’UFC se mette d’accord avec les autres comme lors du choix du candidat unique de l’opposition aux dernières présidentielles.
La DTF compte encore une sur la volonté et la responsabilité de tous les responsables politiques pour mettre à plat les divergences et dégager une feuille de route commune avant toute entame de médiation ou de dialogue national.
Encore une fois, Dialogue, oui, Médiation oui, mais dans la transparence et la concertation avec tous et toutes.
Fait à Paris, le 08 Mars 2006
Pour le Bureau de la DTF
M. Joël VIANA, le président
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