Infostogo - porte parole des sans voix - Togolais - democratie - Presse de la diaspora - News - Info

Menu
 Accueil
 Actualités
 Diaspora
 Editorial
 Contact






FAURE ET SES ASSOCIÉS SE REPORTENT SUR LE FRONT CHINOIS

L’actualité internationale iI y a quelques jours, avait été marquée par une légère montée de fièvre dans les tumultueuses relations entre la Chine communiste et Taiwan... À des milliers de kilomètres de l'Empire du soleil levant, empêtré dans une crise socio - politique à l'issue quasiment incertaine, le pseudo - gouvernement togolais « fort  de son rayonnement international », a cru nécessaire de prendre position, histoire de révéler sa présence, mieux, de démontrer au nouveau parrain chinois, sa fidélité, son attachement.
La révélatrice déclaration de la bande à Faure-Kodjo, publiée dans la presse officielle, est peut - être passée inaperçue. Afin de vous donner une idée de son contenu qui prête à sourire malgré tout, nous la reprenons entièrement.


Togo - Presse N° 7234: 6 mars 2006. DECLARATION DU GOUVERNEMENT TOGOLAIS
„ C'est avec une énorme surprise que le gouvernement togolais a appris la suppression par le gouvernement de Taiwan du Conseil pour l'Unification nationale, organe Chargé d'oeuvrer à la réunification de Taiwan et de la Chine.
Le gouvernement togolais regrette vivement une telle décision et rappelle que, depuis 1971, le Togo s'est prononcé de façon irrévocable sur la question de Taiwan en souscrivant sans ambages au principe d'une seule Chine, Taiwan étant une partie intégrante et inaliénable du territoire chinois.
Le gouvernement togolais appelle à la pondération dans le contexte actuel et souligne à nouveau son attachement à la réunification pacifique de la Chine à travers un dialogue entretenu entre les deux rives du Detroit de Taiwan, sur la base du principe d'une seule Chine."
Depuis l'Installation sanglante et par conséquent fortement contreversée de la dictature héréditaire, „ la diplomatie active „ inaugurée par le Clan Gnassingbe peine à convaincre le monde occidental. Malgré les prêches on ne peut plus engagés du ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères, M. Zarifou AYEVA, chargé à dessein d'enjoliver l’amère réalité en louant dans les mêmes enceintes, les mêmes maux qu'il dénonçait il n'y pas longtemps: le non respect des droits de la personne humaine, le déficit chronique des libertés de presse et d'opinion... la culture de l'impunité, le manque de volonté politique d'ouverture, de réconciliation nationale..., l'Europe n'a toujours pas officiellement du moins, déroulé le tapis rouge pour accueillir le Prince héritier et sa clique. Dans cette recherche effrénée de reconnaissance internationale, les lobbyistes toujours actifs de feu Eyadema, et le prétendu fourni carnet d'adresses de Kodjo se révèlent inefficaces. Et, même l'indéfectible allié français de la famille Gnassingbe, M. Jacques Chirac hésite à franchir le pas. Et ce qui tient lieu de régime en souffre énormément.
II n'est pas seulement en manque d'aides financières et économiques, mais aussi, il a soif de reconnaissance internationale. Cette reconnaissance lui fait défaut. Ce qui le contraint à effectuer des voyages en catimini ou à ne sortir du pays qu'à l'occasion de sommets internationaux, de n' importe quelle kermesse à Paris, Berlin, Bruxelles ou Washington ... Plus dur encore, dans ces capitales, où il espère souvent plaider sa bonne foi, il ne rencontre que les seconds couteaux des exécutifs.
Dépourvu de reconnaissance et de légitimité depuis près d'un an bientôt, il n'est ni officiellement invité, ni accueilli avec faste, avec tous les honneurs dignes de ce nom. Cette reconnaissance que lui refuse l'Occident, ce „ gouvernement „ du Togo va la rechercher dans les pays moins regardant sur la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits de la personne humaine et des libertés individuelles et collectives. II va la rechercher dans les pays qui affament comme lui, leur population, oppriment et torturent comme lui, leurs opposants ou des personnes soupçonnées tels. Au premier plan de ceux - ci se trouve la Chine qui tend à devenir le principal allié diplomatico - politique des usurpateurs du pouvoir togolais. II n'y a qu'à observer les virés de Kpatcha et de Faure flanqués de leurs courtisans à Pékin,  pour s'en convaincre. L'attention que leur accorde la Chine sonne telle une dette et mérite bien cette „ grande prise de position „ qui en réalité n'est q'un coup d'épée dans l'eau, contre Taiwan.


Au nombre des alliés, des héritiers on compte également les pays Arabes, certaines monarchies du Golfe - les héritiers ne rêvent  - ils pas eux aussi d'instaurer une monarchie au Togo ?- et bien sûr l'Iran. L'Iran...Les portes de ce pays aux réalités politiques insaisissables, et inclassables sont ouvertes au Clan. En Chine et en Iran, on se ravitaille en tout, mais surtout en armement, en même temps qu'on amuse la galerie en continuant de donner l'impression de tendre la main à l'opposition, de vouloir le dialogue, tout cela pour bluffer l'Occident, plus précisément l'Union Européenne, qui exige une solution négociée de la crise togolaise.
Sur le plan intérieur, les choses ne vont pas mieux pour le Clan. Rien ne va et les héritiers et leurs alliés regroupés dans ce gouvernement coupé du peuple se rendent de plus en plus compte. Seulement, ils ne sont pas prêts à lâcher prise, même s'ils savent très bien que l'issue de sortie de la crise ne peut se concevoir sans sacrifice, sans douleur de part et d'autre. La Situation sociale se désagrége de plus en plus. La misère du peuple devient encore plus criarde. Et, les décès et les enterrements sont en passe de devenir un sport national, pendant que, affairisme, corruption, dilapidation des rares deniers public, pratiques courantes au temps glorieux du RPT, atteignent des proportions jusque là inégalés.
Et pour ne rien n'arranger, la folie qui s'était emparée des Togolais au lendemain de la qualification de l'équipe nationale de football pour le Mondial 2006 en Allemagne et le consensus qu'il avait entraîné se sont dissipés après la piteuse prestation des Eperviers à la dernière CAN, en Egypte. Les Eperviers ne font plus recette encore moins l'unanimité. Leur gestion administrative, psychologique et technique est devenue un point de discorde, un casse tête entre les héritiers et la population, à moins de trois mois du rendez - vous allemand. La liesse populaire s'est transformée en cauchemar. Les Eperviers sont aujourd'hui un problème de plus, pour les Togolais.
Ah, que Allah sait bien faire les choses! À travers la minable sortie des Eperviers sur les bords du Nil, la Providence a simplement voulu réveiller les Togolais sommeillant sous l'effet de l'opium de la qualification. Un succès qui avait paru les éloigner des dures réalités quotidiennes, de la résistance, et du combat pour leur libération face au Clan. Il a voulu sortir le peuple de son enthousiasme beat et couper l'herbe sous les pieds des héritiers qui s'apprêtaient à se servir du succès pour davantage embrigader et bâillonner les Togolais. À présent, il ne suffit plus d'évoquer le nom des Eperviers pour se croire tout permis.
La conception, la rédaction et la publication de ce communiqué sur la question chinoise prouve s'il en était encore besoin que Faure et ses associés se cherchent tout en continuant d'exceller dans le dilatoire et la diversion. Le pays qu'ils disent gouverner, c'est - à - dire le Togo, pour lequel ils devaient œuvrer pour le bien-être se rapproche tous les jours de l’implosion à cause de leur obstination à ne rien céder et à se maintenir envers et contre tout, au pouvoir, à la place de leur père. À poursuivre l'oeuvre macabre du défunt, en tuant des centaines d'innocents et en contraignant des milliers d'autres à l'exil. Au lieu de prêcher dans le désert en faisant des injonctions à de lointains Taiwanais, au sujet d'une hypothétique « réunification pacifique… », n'est - il pas opportun que le Clan se penche sur son propre entêtement à s'accrocher au pouvoir... ? Une attitude aux conséquences imprévisibles que les Chinois ne vivront qu'à travers des  brèves et des flash d’informations, et encore...

 

Bassirou Ayeva




Citations
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela



 

Tous droits reservés © infostogo 2004


www.conrad.de