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Reportage du Festekpe2011 à sokode -Togo

Posté par 25.01.2012
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LE FESTÉKPÉ 2011  OU L’ILLUSTRATION DE LA MATURITÉ DU FESTIVAL

 Quatre importantes innovations ont marqué le FESTÉKPÉ 2011 qui s'est déroulé les 9, 10 et 11 décembre à Sokodé. Il s'agit de la participation effective d'une dizaine de jeunes allemands de l'association bavaroise Buntkicktgut au Tournoi de l'Amitié Germano Togolaise, de l'inauguration d'une course hippique traditionnelle, des représentations théâtrales du groupe « Défi de l’heure » venu de Lomé, et bien sûr de l'annonce de quatre projets communautaires allant de la salubrité publique au civisme, en passant par la scolarité. Tous ces projets impliquent les populations de toute la zone Tém et au-delà.

Côté FESTIVAL, le signe qui ne trompe pas est sans doute la présence massive du public. Cette fois encore, on a compté des milliers et des milliers de femmes, d’hommes, de jeunes et même d’enfants, parfois venus à pieds de lointaines contrées pour vivre la fête sur le terrain de l’École Primaire Publique de Komah1.

Et cette quatrième édition a vu le sacre de Saibou Nyntché  SEISEI, de Bowounda et son groupe Essovalè. Enfin ! Se sont exclamés certains témoinsIl aurait pu l'emporter à l'applaudimètre, tant la prestation était féérique que le public en redemandait, tant le public l’ovationnait chaque fois que le timbre de sa voix déchirait le ciel bleu de la ville de  Sokodé, métropole du terroir TÉM, tant la tenue qu'il arborait, en parfaite harmonie avec son chœur dénotait du sérieux et du travail qu'il a accompli durant toute l'année. Et comme pour dire que l’accoutrement seul, si attrayant soit-il, ne suffisait pas pour rivaliser avec des concurrents tout aussi huppés et déterminés, il avait travaillé sa voix et réglé sa tenue sur scène. Son chœur aussi. Il s’était présenté plus concentré et plus rigoureux envers lui-même et envers chaque élément de son groupe  que lors de ses trois dernières participations. Cette fois, il n’avait négligé aucun détail. Il, c’est bien sûr et encore Saibou, le leader du groupe Essovalè de Bowounda, champion 2011.

Ainsi, à l'annonce des résultats par le président du jury, le Dr Mama Fousséni, le public en délire se déchaîna pour envahir l’arène du festival. Des cris de joie et des applaudissements saluèrent la nouvelle étoile nationale du Kétékpé, une étoile qui était à sa quatrième participation. Blanchi de poudre de talk, signe de victoire et d’allégresse en pays TEM à la place des confettis des temps modernes, ses fans le portèrent en triomphe. Sa victoire, bien méritée, n'est que le fruit du travail, celui du meneur et celui de tout le groupe. Et cette victoire illustre également la maturité du FESTIVAL. Au fil des éditions celui-ci ne cesse de rayonner au-delà de la région et du pays.

Le FESTIVAL est devenu une institution, un évènement attendu par le public toute l’année et célébrée comme tel. Et le Groupe qui remporte le trophée braque les projecteurs de l’actualité sur son lieu de résidence ou son village d’origine. Ce groupe devient convoité et voit ses sollicitations pour diverses prestations au Togo et hors du pays se multiplier. À travers ce succès, le groupe Essovalè, a donné encore plus de visibilité au village de Bowounda, niché dans les confins de la rivière Nà et entouré de collines et de montagnes d’où son nom qui signifie littéralement « au fond du trou ». L’accueil des habitants du village au retour de leurs champions, le lundi 12 décembre à été à la mesure de l’événement et de la fierté qu’ils y puisent.

 LE FESTIVAL VICTIME DE SON SUCCÈS

Déjà la logistique était lourde et coûteuse à mettre en place pour organiser un FESTIVAL avec 12 ou 14  groupes compétiteurs du rythme Kétékpé en plus des 10 groupes se produisant en hors compétition. Mais cette  année, Togo Culture Plus, a enregistré 21 groupes de Kétékpé, dont quatre venus de la zone Tém enclavée (Djarakpanga, derrière les montagnes de Boulowou dans la préfecture de Sotouboua). Cette augmentation du nombre des participants dénote de l’intérêt grandissant dont jouit le FESTIVAL auprès des populations et de l’éveil des consciences de celles-ci, qu’elles soient urbaines ou rurales, en ce qui concerne la revalorisation, la conservation et la promotion du patrimoine culturel Tém.

Il y a quelques années, la culture Tém, notamment certains rites disparaissaient. Des groupes de musique traditionnelle Simpa, Goumbé, Kétékpé… se raréfiaient, confrontés à l’envahissement de la musique moderne et à une mauvaise interprétation de l’Islam… par certains prédicateurs qui étaient parvenus à convaincre les croyants que culture traditionnelle et pratique religieuse sont incompatibles.

Le lancement du Festival en 2008, a sonné l’éveil et la libération des consciences.  Aujourd’hui, les populations se sont réappropriées  leurs traditions et les exhibent avec fierté, sans complexe quel qu’il soit. D’où la naissance de nouveaux groupes, la redynamisation de ceux qui agonisaient, le tout dans  l’objectif de participer au FESTEKPE qui est devenu une vitrine incontournable de reconnaissance et de la culture de l’excellence artistique. Du coup, le FESTIVAL est victime de son succès et doit inventer d’autres moyens de pré-sélection à la fois pour limiter le nombre de concurrents, privilégier la qualité et réduire les coûts vu que les sponsors et l’État togolais hésitent à soutenir le projet. 

Cette année, la compétition au rythme Kétékpé a rassemblé (20) groupes -voir la liste en annexe – Il y avait à côté 10 groupes hors compétition d’autres variétés de rythme et danse.

Ainsi, outre le rythme envoûtant du Kétékpé, le public a eu droit à des intermèdes de prestations paranormales telles que les invulnérables du tranchant des couteaux, les mangeurs de feu, les légendaires acrobates du Goumbé venus de Gandè dans la préfecture d’Assoli et bien d’autres mémorables numéros.

Et puis il y avait le champion de l’édition 2010, Irou Mila Rachid et son groupe. Adopté par le public, toutes ses apparitions étaient accueillies avec une véritable effervescence, un délire pour ne pas dire une extase.

Suspense et beauté ont encore plané sur le Festival. Chaque groupe participant s’est montré créatif, afin de défendre les couleurs de son canton, de son village ou de son quartier. Ce qui a donné des prestations enivrantes et attrayantes. Cette beauté du spectacle et ce suspense donc qu’elles imposaient ont amené une partie du très nombreux public à ne se plaindre, ni de la fraîcheur inhabituelle propre aux nuits d’harmattan, ni de la chaleur diurne ambiante de plus de 28°. Pour rien au monde, personne n’a voulu rater les moindres détails du Festival.

Et, les artistes, les populations venues de tout l'espace Tém (Assoli, Tchaoudjo, Kri-Kri, Fazao, Bolohou, Djarakpagan...) voire du Ghana et du Benin voisins, les chefs traditionnels et les autorités politiques nationales, régionales et locales, des mélomanes arrivés des quatre coins du Togo ainsi que des touristes se sont laissés cette année encore, agréablement surprendre par l'esprit d'imagination, la densité des thèmes développés dans les compositions, le tout dans un élan de savoir -faire des artistes dont les voix suaves et ensorcelantes, mélangées au son des percussions rythmaient les pas savamment cadencés, de leurs compétiteurs danseurs.  Comme à l’ouverture, la clôture de ce rendez-vous a été marquée par des allocutions de différentes personnalités dont celle  du Préfet de Tchaoudjo M. Tchémi Tchambi, le Régent du Trône la chefferie traditionnelle de Bafilo M. IRATEI, le représentant du trône de la chefferie supérieure de Tchaoudjo, M. Mamadou Ghana, le Directeur Régional de la Culture, représentant son Ministre de tutelle, M Dakevi Agbessi ainsi que M. Bassirou Ayéva, Coordinateur Général de Togo Culture Plus. Tous ont salué l’idée du Festival qui au fil des ans ne cesse de grandir.    

Dans son mot lu par M. Ali Tchassanti dit Tostao, Mme Ilse Fliege, consul honoraire du Togo à Hambourg, Schleswig-Holstein et Brême,  marraine du FESTIVAL, a redit son engagement à soutenir ce projet culturel qui participe au rayonnement et au développement du Togo.

 Il est à rappeler que dans la journée du 5 décembre, les responsables de Togo Culture Plus accompagnés de la délégation allemande se sont entretenus avec le Ministres togolais  des Sports  et Loisirs M.Tchao et M. Yacoubou Hamadou, de la Culture. Ce fut l'occasion pour les initiateurs du FESTÉKPÉ d'expliquer tour à tour, aux deux Ministres, la philosophie de cet échange inter-jeunes et de décliner les perspectives d'avenir d'un tel projet. Au Ministre de la jeunesse, les jeunes allemands ont offert des séquences de jonglages avec le ballon et des séances de break-dance. .

Le FESTÉKPÉ 2011 s’est, comme vous le verrez à travers notre reportage photos et vidéos, achevé en beauté. Le compte à rebours a donc commencé pour la 5 ème édition. Cinq ans déjà ! Diriez- vous. Oui, cinq ans comme si c’était hier. Le FESTIVAL soufflera les 7, 8 et 9 décembre 2012, ses cinq bougies. Moment festif certes, mais aussi moment de tirer un premier bilan sur l’impact réel du FESTIVAL sur la promotion du patrimoine culturel Tém et sur le processus de lutte contre la pauvreté comme l’indique depuis son lancement, son thème : «  La culture comme élément idenditaire et facteur d’intégration et de développement ».

Le rendez-vous est donc pris pour la cinquième édition les 7, 8 et 9 décembre 2012. Mais déjà, Togo Culture Plus, par la voix de MM. Mohamed TAL, présentateur vedette à Radio Tchaoudjo, Bodé Tchakoua et Mohamed Tchakala, respectivement Coordinateur National et Président du Comité Technique Local du Festival ont, au nom de TOGO CULTURE PLUS, remercié principalement Togocel et Plan Togo, la Brasserie du Benin et tous ceux qui à travers leurs soutiens multiformes ont transformé ce rêve en une réalité qu’ils perpétuent. Ils souhaitent que ces acteurs en fassent davantage et que de nouvelles bonnes volontés viennent renforcer leurs actions.  

  RENDEZ-VOUS LES 7, 8 ET 9 DÉCEMBRE 2012 POUR LES 5 ANS DU FESTIVAL

 LES 20 PARTICIPANTS

FEZIRE BIYA ( Agbandadè ) Tchaoudjo     TOGO NOUVEAU( Kpaza) Tchaoudjo

BABA ABOU (Datcha) Tchaoudjo              NASSER PAS MAL (Lama Tessi) Tchaoudjo

ISSOVALE (Bowounda) Tchaoudjo            KONI NA N'NA (Kéméni) Tchaoudjo

SOUROUBIYA (Kakali / Kri- kri) Tchamba    MAMATCHIBYA (Kominidè / Kri- kri) Tchamba

SOCIETE BIDJO (Afadadè) Tchaoudjo       ESSOWAVANA ( Saïboudè / Djarkpnga)

BINGBABOU ( Tchawanda) Tchaoudjo      SOUROUBIYA ( Adeli Waragni- Djarakpanga)

ASSITCHE BIYA-Adjodo, ( Djarakpanga),      ESSAWAVANA de Datcha

BALABINI ( Koumondè) Assoli                     LIBERTE ( Bola , Assoli)

GNATA  ( Daouda, Assoli)                          SOREDA ( Daoudè ) Assoli

VIS-A-VIS ( Soudou ) Assoli                       SOLI NGOBOU( Kidèoudè ), Tchaoudjo

LES 7 PREMIERS

1 - Essovalè (Bowounda) Tchaoudjo        2 - Liberté Fatikoli (Bola) Assoli

3 - Bingbabou (Tchawanda) Tchaoudjo    4 - Togo nouveau  (Kpaza) Tchaoudjo

5 - Fèzirèwè (Agbandaoudè)  Tchaoudjo   6 - Bala Bini (Koumonidè) Assoli

7 - Soli Ngobou (kidèoudè) Tchaoudjo

 SERVICES PRESSE & COMMUNICATION DE TOGO CULTURE PLUS

  www.togocultureplus.com

E Mail togocultureplus@yahoo.fr

Le Directeur de la Culture ( Région centrale),      Bassirou Ayeva                Ali Tchassanti

Les Responsables de Buntkickgut( une Association chargée du football de masse basée à Munich en Allemagne

Ing. Ouro-Gbele, Ouro Sama, Sadissou, le Regent chef sup Tchaoudjo, Foli-Bazi Kattari , le prefet adjoint Tchaoudjo

 

La délégation Allemande composée de jeunes footballeurs et d'encadreurs

 La délégation Allemande composée de jeunes footballeurs et d'encadreurs

 

 Rudi, Heid,      Ute Albrecht Mayer,      Sven Schröder,          Kofia Bangna,          Yaminou

 

    Demonstration de la  cavalerie Tem

    Demonstration de la  cavalerie Tem

    La danse Kosso

Soo : les joueurs de soo pour annoncer le début des festivités

 

Le Workshop de la délégation Allemande à Kpassouade avec les tisserands de la localité

Le Workshop de la délégation Allemande à Kpassouade avec les tisserands de la localité

 

 Le c'était aussi le fooball entre les jeunes Allemands et les jeunes de sokode

 

 Il y avait aussi le football des jeunes filles au stade municipal de sokode

 

 

Coup d'envoie du tournoi des jeunes filles

le festival c'était aussi La course Hyppique au stade municipal de sokode

 

le festival c'était aussi La course Hyppique au stade municipal de sokode

 

 

 

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Dernière modification: 26.01.2012 à 09:19

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