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Editorial N° 42 d'Infostogo: L´AFRIQUE ENTRE L´AIDE INTERNATIONALE ET LE DEVELOPPEMENT

Publié le 22.06.2007 à 15:04
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M. Ouro Sama ChariffouL´Afrique, deuxième grand continent de part sa superficie (30 millions de km²) a toujours attiré les convoitises des européens à cause des richesses inestimables que regorge son sous sol dont elle n’a aucune maîtrise.
Ce continent aux atouts naturels et humains par excellence fut affaibli ou simplement détruit par des dirigeants mal élus et impopulaires à la solde des pays riches qui ne reculent devant rien lorsque leurs intérêts sont en jeux. Et ceci malgré la misère et la pauvreté dans lesquelles végètent nos populations.
L´Afrique pouvait assurer son propre décollage économique sans passer par une quelconque assistance internationale. L´exemple de certains pays d´Asie à l´instar du japon après la seconde guerre mondial, le Taiwan, Hongkong etc. nous témoigne que le développement n’est pas une propriété de l’Europe ou de l’Amérique. 
La sonnette d´alarme tirée par l´ex-Secrétaire Général de l´ONU Koffi Anan à l´ouverture du sommet de l´Union Africaine le 07 juillet 2004 à Addis Abeba pour attirer l’attention des chefs d´Etats Africains << dinosaures et héritiers >> pour sortir leur pays du naufrage politique mérite réflexion si on veut que l’Afrique ne soit plus à la traîne.

Les 06 ,07 et 08 Juin 2007, le monde entier surtout l´Afrique avait le regard tourné vers le sommet du G8 tenu à Heiligendamm en Allemagne Sommet qui a aboutit à la promesse d´une aide de 40 milliards d´Euros pour l´ Afrique.
Mais au-delà de tous les plaidoyers et les bonnes volontés affichés en faveur de l´Afrique, le vrai combat pour le développement revient aux africains qui doivent prendre en mains leur sort. Car l´annulation des dettes ou l’assistance humanitaire des grandes puissances au profit de ce continent n´est pas une condition sine qua non pour son développement mais plutôt un stimulant qui, non associé à la bonne gouvernance risquerait de ne profiter qu´aux dirigeants africains insatiables et insouciants du bien-être de leur population.

En admettant que les pays riches aient envie d’accompagner l’Afrique dans son élan de développement, il serait d’abord impérieux qu’ils cessent d’apporter leur soutien aux chefs d’états illégitimes et mafieux et partant de là appuyer toutes les forces démocratiques luttant pour l’avènement d’une nouvelle ère sur ce continent car Si l´Afrique (berceau de l´humanité) était mal partie comme le disait Réné Dumont, elle ne doit pas rester primitive et marginalisée avec la mondialisation.

Pour la Rédaction d’Infos-Togo
Chariffou Ouro Sama.
 

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