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Le le Dr Bozoura Gandi lance depuis l’Allemagne un Appel à la jeunesse Togolaise

Publié le 14.01.2008 à 00:47
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Appel à la jeunesse togolaise.


Feu DJOBO Boukari, paix à son âme, s’était adressé en 1991 par lettre depuis New-York à ses pairs leaders de l’opposition togolaise en ces termes je cite: ``Il faut pour notre pays un changement profond et radical; ce que je sais de ce régime et de son chef, tant que vous n’aurai pas mobilisé le peuple et le moment venu choisir un seul et unique candidat pour s’opposer au chef de l’Etat actuel à une élection ce sera peine perdue.’’fin de citation. Malheureusement cette prophétie, depuis la révolution du 5 octobre 1990 et 10 ans après l’illustre disparu, reste d’actualité; au jour d’aujourd’hui nous sommes restés au point de départ.

Le 22 août 2003, après l’élection présidentielle du 1er juin 2003 j’avais écrit un article qui avait été publié sur le site diastode.org et qui était intitulé: ``Pour le Togo qui se meurt j’accuse``. ( voir en annexe ). Et bien, même aujourd’hui je continue de dire: pour le Togo qui se meurt mon accusation persiste et de plus en plus implacable. Dans cet article j’avais ressorti les tares des principaux leaders de l’opposition togolaise et celui qui était le moins égratigné c’était le professeur Gnininvi qui n’avait pas encore posé à l’époque un acte politique visible l’engageant en tant que tel; néanmoins j’avais en ne l’excluant pas conclu l’article en ces termes: ``en tout état de cause je considère que la classe politique oppositionnelle a montré ses limites. Tous les leaders , par le dernier acte de leur scène théatrale se sont mis au placard; il reste à la jeunesse d’y mettre la serrure et de prendre ses responsabilités en reprenant le flambeau; ce n’est pas les compétences qui manquent; le pays regorge de talents aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est un appel lancé à tous.’’. Au jourd’hui l’histoire me donne raison. Je profite en tant que candidat ayant défendu les couleurs de la CDPA ( Convention Démocratique des Peuples Africains ) en conduisant la liste de la circonscripion électorale de Tchaoudjo pour me désolidariser entièrement et solennellement de l’entrée au gouvernement de mon parti. Si les décisions étaient réellement démocratiques on devrait consulter toutes les fédérations du parti et une telle démarche aurait pu être évitée. Bien sûr l’on me dira que c’est connu de toutes les fédérations qu’il y a une réunion du Comité Directeur une fois par mois à Lomé à une date précise et que les Secrétaires Fédéraux n’avaient qu’à s’y rendre pour donner leur point de vue et que les absents ont tord. Seulement je peux rappeler que pour une décision de la plus haute importance, celle de participer au gouvernement de l’adversaire, c’est un CD extraordinaire qu’il aurait fallu convoqer. De toutes les façon les responsables de la CDPA n’auront pas raté une si bonne occasion pour enterrer le parti à moins de me prouver le contraire ce qui participerait à un miracle.
Que d’occasions ratées pour mettre fin à un régime décrié qui régente la vie du pays depuis des décennies! La population a toujours réclamé l’unité de l’opposition face au pouvoir en place et depuis plus de 15 ans elle est restée fidèle à cette opposition malgré les souffrances que lui fait endurer le pouvoir en place. Les leaders de l’opposition n’avaient pas pesé la déclaration de feu Eyadéma  à sa juste valeur quand il avait dit je cite: ``vous reculerez de 100 ans en arrière’’fin de citation. En effet, feu Eyadéma, argant de la rupture des relations économiques avec l’Union Européenne et puisque désormais personne ne sera regardant sur la gestion des ressources du pays, a arrêté toute action socio-économique en direction des populations; il n’y avait plus de Tésort Publique.

Pendant les élections législatives du 14 octobre 2007, nous avons circulé et nous avons vu. Nous avons vu  la misère endémique; nous avons vu la désolation. Pendant la campagne électorale un vieux démocrate m’a posé une question en ces termes: `` Docteur, êtes-vous sûr qu’avec ces élections ça va aller? J’ai répondu qu’avec la manière dont tout est verrouillé contre la fraude ça va aller. Le vieux d’ajouter: ça va aller pourtant pour une fois encore vous allez à une élection en rang dispersé contre un seul adversaire. J’ai été assommé par cette implacable vérité surtout qu’il poursuit en disant: regardez comment nous sommes; nous sommes devenus des femmes à la maison. Quand on connait le terroir une telle expression est de taille et j’ai eu honte de moi. J’ai eu honte en me disant, voici quelqu’un qui a toujours cru en nous et qui malgré la faim continue d’attendre des hommes politiques sans moindre stratégie alors que lui croit à la démocratie.
Pourtant l’opposition avait cette fois-ci une occasion en or pour en finir avec le pouvoir en place. Le mode de scrutin y était favorable. Un scrutin à liste. Prenons les partis politiques signataires de l’accord politique global par exemple et qu’on peut considérer comme les plus crédibles aux yeux de la population, je veux parler du CAR de la CDPA et de l’UFC. Imaginez qu’ils se soient organisés en présentant une liste commune dans chaque circonscription électorale. Quand je prends l’exemple de la circonscripion électorale de Tchaoudjo où il fallait une liste de 6 personnes par parti politique en compétition; on devrait  alors avoir 2 personnes pour le CAR, 2 personnes pour la CDPA et 2 personnes pour l’UFC et la liste est constituée. Cela signifie un budget économique et humain multiplié par trois en plus de l’engouement que cela allait susciter au sein de la population. Mais hélas et dommage.

Pourtant au cours des campagnes électorales le RPT et ses alliés n’avaient pas droit au chapitre. Qu’est-ce qu’ils pouvaient encore dire à la population déjà sous perfusion? Mais paradoxalement leRPT a gagné les élections au grand dam des populations et des observateurs internationaux qui ne comprenaient rien aux résultats. Le ventre affamé n’a point d’oreilles dit-on. L’argent a circulé la veille des élections au niveau des membres des bureaux de vote sensés observer et travailler dans le compte de l’opposition; il n’y a que les circonscriptions électorales de Lomé-commune et du Golfe qui ont pu résister confirmant qu’au Togo la misère parcourt le pays de la côte vers le sahel au grand nord en créscendo. Que représente un perdième de 15000f cfa pour un jeune qui vis dans un système D( D comme débrouillard) lorsque son camarade membre du bureau de vote RPT lui rend visite à domicile avec 50.000f ou 100.000f cfa pour le ´´travail’’. Cette forme de fraude est difficilement décelable par un observateur international des élections; cela s’appelle achat des consciences, ATLMC (Association Togolaise de Lutte contre la Manipulation des consciences ) où est-tu? La stratégie du père a donc réussi au fils: appauvrir d’avantage les populations pour pouvoir les acheter après et comme l’opposition se prête bien à ce jeu par égo le RPT ne peut que se sentir à l’aise.

Sur tout un autre chapitre, au fait je me demande à quel jeu joue la communauté internationale surtout europénne avec le Togo? Dans sa démocratie à elle celui qui gagne gouverne et l’autre reste dans l’opposition et la nation en tire le bénéfice du fait qu’à l’issue du mandat un bilan s’impose et le peuple sanctionne aux résultats. Mais fait bizarre, on nous pousse gagnants et gagnés à des gouvernements dits d’union nationale ( nouvelle recette? ). La remarque est que tout compte fait, à voir de près, tous les leaders de l’opposition ont finalement goûté à la recette. Même l’UFC de Gilchrist Olympio a par deux fois failli faire de même si il avait accédé à sa demande. La première fois c’est avec l’accord politique global que ce parti a signé à Ouagadougou mais faute d’avoir un Premier Ministre dans ses rangs il s’est retracté sinon il a failli conduire le gouvernement de mission électorale. Il en a profité pour en faire une exploitation politicienne malicieuse en diabolisant ses pairs. Le peuple n’étant souvent pas dans les coulisses des salles de négociations cela a mordu; il est resté le seul opposant crédible les autres sont avec le RPT. La deuxième fois c’est pendant les négociations entre Faure Gnassingbé et Gylchrist Olympio pour la formation d’un gouvernement d’union nationale après les élections législatives que le RPT a officiellement Gagnées. Là aussi Gilchrist cherchait un Premier Ministre dans ses rangs en témoignent ses deux visites à la Présidence de la République avec ses interminables ``mes respects Monsieur le Président de la République’’, avalisant ainsi pour la première fois l’usurpateur aux mains ensanglantées juste pour une primature qu’il n’a pas obtenu. Il a échappé bel sinon il, du moins son parti aurait dirigé un gouvernement RPT.

Mes chers compatriotes, voila comment le peuple est copieusement dupé par tous nos leaders au gré de leur égo. Cela ne doit pas continuer ainsi c’est pourquoi j’en appelle à la prise de conscience de la jeunesse togolaise. Avec ce jeu de en attendant que ce soit moi tout peut attendre d’abord, qui est le perdant si ce n’est la pauvre population. A ce rythme c’est plusieures générations de sacrifiées pour rien. Alors jeunesse togolaise, fini le grand-frèrisme; prends ton destin en main! prends tes responsabilités parce que tu le peux! Jeunesse togolaise debout et agit en une formidable chaîne nationale! Ton pays doit désormais être bien gouverné et par toi-même. La bonne gouvernance du Togo c’est pour la prospérité du peule togolais: éducation, santé, emploi, alimentation, loisirs saints, transport. La bonne gouvernance du Togo c’est aussi la conscience du bien public, c’est le patriotisme. Un Togo sans jeunes actifs et éduqués, instruits donc scolarisés, soignés, bien nourris donc bien portants, bien habillés, bien chaussés, bien logés, avec des valeurs de base dans la vie ( le sens du bien public, de la solidarité nationale, du patriotisme éclairé ... ) est un Togo sans avenir malgré les apparences, les mensonges du discours politique qui voit promettre la vie en rose. Or c’est tout cela qui est sapé depuis plusieurs décennies par un régime toujours en place. Donc il faut comme l’a dit feu DJOBO Boukari plus haut, un changement profond et radical. Maintenant que faire?

Comme il ne faut pas attendre puisque le temps presse, nous allons commencer par ce qui est à porté de main. Je propose de commencer par un développement à la base. Un développement à la base à travers un mouvement que l’on désignera par ´´Mouvement pour la Société de Développement’’ avec ses composnates, locale ´´Mouvement Local pour la Société de Développement’’ ( MLSD ), régionale ´´Mouvement Régional pour la Société de Développement’’ (MRSD ), et nationale ´´Mouvement National pour la Société de Développement’’ (MNSD ). Nous pouvons saisir l’occasion des futures élections locales en vue puisque c’est la toute première qui s’offre à nous et il ne faut pas attendre. Le but du mouvement sera de prendre la gérance de toutes les localités au mains du RPT. N’oublions pas que depuis des décennies nos localités sont gérées par décret par des Délégations Spéciales. Il faut prendre la Bastille à partir de la fondation. On a toujours négligé les localités alors que le vrai pouvoir du peuple commence par là.
Maintenant comment procéder?

Généralement tous les analystes politiques ont toujours fait une confusion s’agissant des partis politiques de l’opposition en confondant la tête de ces partis politiques avec les masses populaires des bases de ces partis politiques que nous désignons par militants. En effet, remarquez tout de même que les errements d’un Edem Kodjo n’engagent nullement la majorité de la base des militants de la CPP; les ambitions personnelles d’un Zarifou Ayéva n’engagent nullement la majorité de la base des militants du PDR; les mig-mags d’un Yaovi Agboyibo n’engagent nullement la majorité de la base des militants du CAR; les calculs d’un Léopold Gnininvi n’engagent nullement la majorité de la base des militants de la CDPA; et l’égo d’un Gylchrist Olympio n’engage nullement la majorité de la base des militants de l’UFC. En un mot a un moment donné les intérêts recherchés par le sommet sont malheureusement aux antipodes de ceux recherchés par la base des militants qui ne recherchent qu’un simple mieux- être. Pour ce mieux- être les militants ont besoin des dirigeants désintéressés or à l’analyse, le peulple a cru les avoir mais malheuruesement ça n’a été qu’une duperie. Donc pour qu’on puisse s’en sortir, le maître mot étant l’unité de l’opposition, et comme nos leaders n’ont pas une prédisposition à cela car quand on les voit avec de larges sourires quand ils sont ensemble ça fait plaisir alors qu’ils se détestent je dirai coordialement. Donc l’appel que je lance à tous ces militants de base de tous ces partis politiques de l’opposition au niveau local sans distinction de vraie ou fausse opposition ( cela n’existe pas au niveau des militants ), c’est de se déconnecter de leur sommet le temps de régler nos problèmes en famille localement puisque c’est de la gestion locale qu’il s’agit, réfléchir à une liste électorale unique et conscensuelle dans chaque localité pour s’opposer à la liste du RPT. Pour illustration quand je prends l’exemple de la préfecture de Tchaoudjo, il y avait 10 listes de l’opposition contre une liste du RPT. Il s’agit de: Alliance, ADIP, CAR, CDPA, CPP, MCD, PDR, PRR, PSR et UFC. Un appel lancé aux différentes bases des militants de ces partis déconnectés de leurs sommets respectifs pour une liste unique sera une force comme un tonnerre pour s’opposer au RPT dans la localité. L’entente ne souffrira pas puisque le plus souvent, quand bien même la plupart de ces partis politiques sont créés par des hommes non ressortissants de la localité, ce sont des ressortissants qui les dirigent localement.

Maintenant les moyens de notre politique:
Effectivement toute activité humaine quelle quelle soit néccessite des moyens financiers. Parlant des élections législatives j’ai dit que beaucoup d’argent a circulé pour les achats des consciences. La question sera de savoir si cela ne se répètera pas pour les élections locales. Vous pouvez vous tranquilliser parce que la particularité d’une élection locale c’est justement d’être locale et strictement d’enjeu locale parce que concernant une communauté à qui appartien le quartier, le village, le canton, la ville, alors que pour les législatives la finalité c’est de savoir qu’elle personalité dirigera le gouvernament donc en quelque sorte le pays. Or ici il s’agira pour la communauté donnée de choisir un ou des fils pour servir la communauté; c’est l’atout primordial. La logistique pour la campagne électorale nécessitant de l’argent c’est justement à ce niveau que va intervenir la Diapora consciente. Toutes les communautés togolaises ont leurs ressortissants dans la diaspora puisque la dictature n’a épargné aucune région. La meilleure façon pour cette diaspora c’est d’appuyer financièrement le processus sans trop s’immiscer dans le choix des candidats. En ce qui me concerne, et pour donner un exemple à tous mes compatriotes d’autres régions de notre pays, je m’adresserai à tous les Tem-Cotocoli de Tchaoudjo, d’Assoli et de Sotouboua que je connais dans la daspora du monde entier. Que chacun fasse la même chose et vous verrez la dynamique que cela va entraîner au niveau national.

Janvier 2008.

Dr. Oumar Bozoura GANDI
E-mail: atondoh@ yahoo.fr


NB: Lire en annxe: Pour le Togo qui se meurt, j’accuse.

Pour le Togo qui se meurt  j’accuse.

Il y a plus de trois décennies que le Togo ,petit rectangle de territoire sur la côte occidentale de l’Afrique est régenté par un tyran : Gnassimgbé Eyadema, arrivé au pouvoir dans le sang en assassinant le 13 Janvier 1963 le premier Président de la République démocratiquement élu ;et il continue malicieusement à diriger le peuple togolais avec violence le tenant ainsi en respect.

Le peuple togolais est un peuple d’une certaine éducation : pacifique sur les bords, travailleur et faisant la plupart du temps confiance et se contentant le plus souvent  du peu qu’on lui donne pourvu que ça marche. La conséquence c’est qu’il s’est laissé abusé par les responsables politiques toute tendances confondues au rang desquels Eyadema avec son régime monarcho- despotique si bien que le pays croupit sous une dictature atroce. Mais ce qui est bizarre c’est l’indifférence de la communauté internationale qui brille le plus souvent par sa complaisance vis à vis du régime togolais. Il semblerait que le paramètre (France) en est pour quelque chose vue la séculaire amitié qui lie Eyadema aux dirigeants français. Mais que peut faire l’extérieur si les responsables politiques de l’intérieur n’affichent pas une réelle volonté pour la fin de la dictature dans notre pays. La preuve de ce manque de volonté à été faite avec l’élection présidentielle du 01 Juin 2003. Il s’agissait comme unique et sûre stratégie que l’on désigne parmi les leaders des partis politiques de l’opposition traditionnelle un candidat unique pour affronter Eyadema. Cette stratégie ne signifie pas que ce dernier est populaire puisque même s’il y a 20 candidats en lice il ne peut pas gagner les élections au Togo tellement il est rejeté par la majorité du peuple togolais pour ne pas dire la totalité du peuple togolais ; c’est que tout le monde est d’accord que Eyadema n’organise pas une élection pour la perdre et la preuve a été faite à l’élection présidentielle de Juin 1998. Pour l’élection de 2003, en modifiant unilatéralement les règles du jeu et en confiant son organisation au ministère de l’intérieur avec une commission électorale taillée sur mesure le hold-up électoral était garanti. Pour nous donc ,cette stratégie unitaire n’était pas pour nécessairement  gagner mais plutôt en faire une élection insurrection parce qu’on aura auparavant mobilisé tous les électeurs dans cet état d’esprit autour d’une seule personne de telle sorte que tout vol de l’expression des togolais entraîne un soulèvement populaire capable de chasser le dictateur ou de créer une situation insurrectionnelle.

Malheureusement les leaders de l’opposition n’ont pas pu s’accorder sur une seule personne tellement les ambitions étaient grandes. Ils ont par ce fait démontré que leurs intérêts personnels passent avant ceux du peuple et ils l’ont déjà démontré par le passé puisque ce n’est pas la première fois que le peuple les placent en bonne position pour dégager le dictateur. Une rétrospective sur le passé étayera bien mes propos.
A l’élection présidentielle de 1993,Monsieur Edem Kodjo était le candidat unique de l’opposition ; malgré la mobilisation des masses populaires pour ce premier essai d’une élection pluraliste, le candidat a subi de solides pressions de la part de ses camarades argant que l’élection ne sera pas transparente. Il a été obligé d’arrêter sa campagne électorale et se retirer de la course. Cela a été une grande occasion manquée.
Aux élections législatives de 1994, le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) de Maître Yaovi Agboyibor et l’UTD (Union Togolaise pour la Démocratie ) de Monsieur Edem Kodjo,tous deux de l’opposition démocratique ont eu la majorité pour le parlement. Eyadema fidel à sa méthode de diviser pour mieux régner ne rate pas le coche. Il nomme Monsieur Edem Kodjo au poste de Premier Ministre malgré son très faible score en interprétant à sa façon (militaire) l’article de la constitution qui stipule que le Président de la République nomme le Premier Ministre dans la majorité parlementaire. Monsieur Kodjo, civil intellectuel et politicien pas des moindres, accepte la nomination ; il a trahi la volonté du peuple, il a usurpé le pouvoir et c’est grave. Maître Agboyibor crie au scandale et perd les pédales  si bien que lui, un chef de Parti politique qu’il se plait à appeler Parti des déshérités, tout en sachant qu’en refusant le perchoir le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) au pouvoir reviendra en force, a préféré abandonner ses déshérités à leur triste sort. On a assisté à un spectacle désolant à l’Assemblée Nationale ; le CAR refuse le poste de Président de cette institution et accepte le second rôle et quand le RPT veux voter des lois impopulaires les parlementaires du CAR,au lieu d’être là pour faire le contre poids ,quittent plutôt l’hémicycle et ne reviennent qu’après le vote ; allez-y comprendre quelque chose. Ainsi donc Maître Agboyibor a préféré venger son poste usurpé que de s’occuper de ses déshérités.

A l’élection présidentielle de 1998 Monsieur Gylchrist Olympio les gagne mais n’est pas là pour surveiller et profiter de l’effet de masse ; c’est sûr qu’il aurait été là qu’on allait assister à l’exemple de Madagascar tellement le peuple était surexcité mais hélas. Après le hold-up électoral il a même donne depuis Paris une date butoir à Eyadema comme ultimatum pour sa << guérilla politique>> ; la jeunesse y a cru mais ce n’était qu’un bluff ; il a prouvé donc qu’il peut remporter une victoire mais ne peut guère la conserver et à juste titre, parce qu’il ne veut pas d’un deuxième attentat de Soudou. Donc s’il aime vraiment le Togo et le peuple togolais, vu les handicaps et obstacles sur son parcours, il devrait taire son ambition et œuvrer de concert avec ses pairs de l’opposition pour dégager Eyadema et après il rentrerait librement et en sécurité au pays pour ses activités politiques. Malheureusement il traite ces derniers de moins que rien à écouter une de ses déclarations sur les antenne de RFI quelques semaines avant les élections. C’est donc le remerciement qu’il a eu pour ceux qui ,sur le terrain, se sont battus pour obtenir l’amnistie qui lui a permis comme tant d’autres de mettre les pieds pour la première fois depuis une trentaine d’années sur sa terre natale car, là où il a échoué  avec les canons selon Eyadema ,ses pairs de l’opposition ont tout de même réussi par la lutte politique. Tout se passe chez Monsieur Olympio comme << tant que ce ne sera pas moi le peuple doit payer pour l’assassinat de mon père>> ; c’est méchant. Pourtant Jésus à ses apôtres disait ceci : << celui qui veut être le plus grand parmi vous doit apprendre à servir les autres>> .Malheureusement la même attitude a été adoptée par Monsieur Olympio à l’élection présidentielle de Juin 2003. Au départ, soupçonnant ses pairs de chercher à l’écarter de la course bien qu’il savait très bien qu’il en serait exclu arbitrairement par Eyadema, il a cependant voulu se présenter à des élections dont il avait fortement dénoncé l’organisation et après avoir contesté la volonté des autres membres de la CFD (Coalition des Forces Démocratiques) de chercher à y participer en envoyant des membres à la commission électorale chargée d’organiser ces élections. Il a donc soutenu une chose et son contraire tout en ayant bonne conscience. Le pire c’est qu’après son exclusion officielle, au lieu de soutenir un de ses pairs puisque dans le groupe il y a tout de même au moins un qui n’ait pas posé d’acte concret de déception du peuple, il a préféré aller chercher son vieux compagnon de plus de 70 ans ; la suite tout le monde la connaît , ce dernier a préféré rentrer dans le maquis après la proclamation des résultats plutôt que de s’exposer.

C’est dire que par la faute des uns et des autres que nous avons toujours respectés comme nos leaders, nous avons raté de bonnes occasions. Eyadema même a eu peur de la stratégie unitaire de l’opposition et tout son souhait c’était la dislocation de la CFD qui d’ailleurs portait en elle-même le germe de sa propre destruction. En effet, vue la haine viscérale qui existe entre Maître Agboyibor et Monsieur Kodjo liée aux contentieux depuis les élections législatives de 1994, il suffisait que le choix soit porté sur l’un pour que l’autre quitte le groupe pour poser sa candidature ; c’est ce qui s’est passé et le groupe s’est disloqué. Alors, le géni qui a proposé Monsieur Kodjo avait-il mûrement réfléchi ou était-il en mission commandée ? Je conclu en disant que le peuple togolais a été assez par le régime en place. Si nous ne sommes pas en mesure de lui dire un minimum de vérité alors nous sommes aussi criminels que ceux qui l’ont mené à la misère. Eyadema  a-t-il raison de dire qu’il ne laissera pas le pays aux mains des aventuriers ? C’est honteux. En tout état de cause je considère que la classe politique oppositionnelle a montré ses limites. Tous les leaders par le dernier acte de leur scène théâtrale se sont mis au placard. IL reste à la jeunesse d’y mettre la serrure et de prendre ses responsabilités en reprenant le flambeau ; ce n’est pas les compétences qui manquent ; le pays regorge de talents aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est un appel lancé à tous.

Allemagne, le 22 Août 2003

Docteur Oumar Bozoura Gandi

ATLMC (Association Togolaise de Lutte contre la Manipulation des Consciences)
Chargé des Relations Extérieures.

 

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