TON NOM, VOS BEAUX NOMS |
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| Publié le 24.11.2007 à 16:35 |
| Poésie >> |
TON NOM, VOS BEAUX NOMS Là-bas très loin sur l´autre rive Au-delà de la terre des hommes Te voilà parti, il y a une décennie déjà. Dix années de sang et de larmes Dix années de marche sans fin Rythmée par le chant lancinant des ogres. Ici, le chemin est encore long et rude. Les Colosses toujours là et imposantes Emprisonnent nos mots, nos plumes… Censurent nos regards, notre souffle… Chez nous, leurs drôles politiciens se sont mués En prédicateurs zélés ou colporteurs généreux Tendant Coran par ici et pécune par là Pour un vote de garnement ! Le vote du siècle. D´autres encore, politiciens recto verso Ont battu en vain leurs cartes. Sans surprise ! Le peuple ne peut demeurer indéfiniment patient. Il sait quand il le faut, faire tomber les masques Et même ceux qui les portent par pur intérêt. Le jeu miellé de virevolte est sans lendemain Ô, Politique absurde ! Absurdes politiciens ! Djobo, voilà le lot de misère et de farce Auquel on nous habitue depuis ton départ. On a fait de nous d´éternels résistants passifs Ne pouvant réclamer notre droit à la dignité. Quant à toi Djobo, Sur les pavés non asphaltés menant à leurs écoles, Sur les murs rugueux de nos cases en ruine Et sur le pan de leurs loques d´écoliers, Même les enfants ont appris, eux aussi, à écrire ton nom, vos beaux noms Le nom de ceux qui jamais ne s´en vont pour toujours. La brise qui vient caresser nos fronts en sueur Est porteuse de la voix du silence Du message d´amour et d´espérance. Cette voix vibrant toujours dans notre mémoire C´est la tienne, douce, ferme et emprunte de solennité. Brême, Allemagne, le 15 Novembre 2007. Ali Akondoh
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